Tour de France 2019: A quoi sert le sous-préfet dédié à la Grande Boucle?

CYCLISME Depuis trois ans, un haut fonctionnaire passe trois semaines sur les routes du Tour de France pour représenter l’Etat sur l’épreuve

Francois Launay

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Antoine Planquette est le sous-préfet du Tour de France
Antoine Planquette est le sous-préfet du Tour de France — F.Launay/20 Minutes
  • Antoine Planquette est le sous-préfet du Tour de France.
  • Pendant trois semaines, il est sur le parcours pour coordonner les dispositifs de sécurité mis en place dans chaque département traversé par l’épreuve.

Avec l’arrivée du Tour ce lundi en France, après deux jours passés en Belgique, Antoine Planquette va vraiment entrer dans le vif du sujet. A 33 ans, ce jeune homme fraîchement sorti de l’ENA a été nommé haut fonctionnaire de liaison pour cette édition 2019 de la Grande Boucle. Pour aller plus vite, on l’appelle le sous-préfet du Tour de France même s’il n’en a pas encore officiellement le titre. Pendant trois semaines, c’est lui qui est chargé de représenter l’Etat français sur les routes de la plus grande compétition de cyclisme.

« Mon rôle est simple. Je suis positionné au sein de l’organisation du Tour avec les autres forces du ministère de l’Intérieur pour assurer un lien avec le ministère et toutes les préfectures ou sous-préfectures traversées. Je travaille pour l’Etat qui met à disposition du Tour un important dispositif de sécurité sur l’ensemble du parcours », explique Antoine Planquette.

Un poste créé en 2016

Et le boulot n’est pas forcément de tout repos pour coordonner les 15 policiers et 80 gendarmes de la garde républicaine qui suivent toute l’épreuve sans oublier les 30.000 forces de l’ordre qui vont être mobilisées au fur et à mesure du parcours. « C’est un poste très enrichissant. Le métier est passionnant. C’est extrêmement intense. C’est un métier au cœur du rôle de l’État et des préfets et c’est très formateur », poursuit cet ancien étudiant lillois.

Un poste qui change de titulaire chaque année et qui n’a été créé qu’en 2016. Avec des dispositifs de sécurité de plus en plus imposants, il était devenu presque indispensable d’avoir un œil de l’Etat au quotidien sur un événement aussi important.

« Le Tour de France d’aujourd’hui est une organisation beaucoup plus importante en termes de personnes et de moyens engagés qu’il y a trente ans. Quand il y avait moins de monde, on pouvait faire ça dans la voiture avec une radio. Mais quand vous avez autant de forces de l’ordre engagées, autant de gens sur les routes, autant de mairies impliquées et autant d’informations qui remontent, il est utile d’avoir des dispositifs de coordination adaptés » estime Antoine Planquette.

La Sécurité routière est la première des priorités

Surtout que le danger n’est pas forcément là où on le croit. Plus que le terrorisme ou l’irruption de « gilets jaunes » sur le parcours du Tour, ce sont surtout les éventuels accidents sur le parcours qui préoccupent le haut fonctionnaire. « La première des sécurités qu’il faut avoir à l’esprit, c’est la Sécurité routière. C’est le volet le plus important de la sécurité. Il y a un travail de sensibilisation très important qui est fait là-dessus par les organisateurs ». Des organisateurs qui doivent essayer de prévoir l’imprévu pour que la plus grande course du monde se passe sans encombres.