Tour de France 2019: Après la chute de Fuglsang, Astana s'en prend aux routes belges «trop dangereuses»

CYCLISME Le Danois, gros outsider de cette édition 2019, est tombé lors de la première étape samedi à Bruxelles

Francois Launay

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Tombé lors de la première étape, Jakob Fuglsang a fini en sang.
Tombé lors de la première étape, Jakob Fuglsang a fini en sang. — JEFF PACHOUD / POOL / AFP
  • La première étape du Tour de France a été riche en émotions ce samedi à Bruxelles.
  • Deux favoris de ce cru 2019 sont déjà tombés.
  • Le tenant du titre Geraint Thomas s’en est sorti sans gravité. C’est moins le cas du Danois Fuglsang, touché au genou. De quoi énerver son équipe.

Qui a dit que la première semaine du Tour était souvent d’un ennui profond ? Cette fois-ci, pas la peine de s’endormir pendant la sieste. La première étape de l’édition 2019, qui est allée de Bruxelles à Bruxelles en passant par la Flandre et la Wallonie, nous a encore confirmé que ce pays était dingue de vélo. A croire que toute la Belgique était sortie dans la rue ce samedi pour acclamer les coureurs. Mais au-delà de cette belle ambiance, c’est surtout le finish de cette première étape qu’on retiendra.

Plus que la victoire au sprint et la prise du maillot jaune par le Néerlandais Mike Teunissen, les chutes de deux favoris de la course ont marqué les esprits. Celle de Geraint Thomas, tenant du titre, dans le dernier kilomètre apparaît sans gravité. C’est moins le cas pour celle de Jakob Fuglsang. Tombé à quinze kilomètres de l’arrivée, le Danois, vainqueur du Dauphiné il y a un mois, a fini l’étape en sang. Arcade, coude et genou touchés, le coureur d’Astana a rejoint le camion médical une fois la ligne d’arrivée franchie.

« Les routes qu’on a prises aujourd’hui, ce n’était pas des routes de Tour de France »

Après une bonne demi-heure de soins, il en est ressorti boitillant et peu rassurant sur la suite de son Tour « J’ai des contusions sur les genoux et quelques égratignures à l’œil. Ce ne sera pas facile demain (dimanche pour le contre-la-montre par équipes). Mais il reste 20 étapes. On verra. Ce genre de chute peut arriver », a lâché, fataliste, le coureur de 34 ans.

Une fatalité qu’a plus de mal à accepter son directeur sportif. Pour Dmitriy Fofonov, si Fuglsang est tombé, c’est en partie la faute… aux routes belges. « Les routes qu’on a prises aujourd’hui, ce n’était pas des routes de Tour de France. Il y avait trop de petites routes, trop d’obstacles. La Belgique est un pays de passionnés mais les petites routes de classiques qui passent dans les campagnes, c’est plus dangereux. Une fois qu’on est en France, les routes sont plus tranquilles. Il faut gérer ça, ça fait partie du spectacle. C’est le même schéma pour tout le monde ». Mais quand ça arrive à son équipe, on a plus de mal à l’accepter. La mauvaise foi n’a pas de frontières.