CAN: L'Egypte commence par une victoire à la maison contre le Zimbabwe

FOOTBALL Le match d'ouverture de la CAN n'a pas échappé aux Egyptiens

G.B. avec AFP

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Mohamed Salah contre le Zimbabwe.
Mohamed Salah contre le Zimbabwe. — Hassan Ammar/AP/SIPA

L’Egypte de Mohamed Salah a lancé « sa » Coupe d’Afrique par une victoire contre le Zimbabwe (1-0) qui l’a soudé avec son public, vendredi au Caire. Les Pharaons, grands favoris, seront difficiles à battre.

Quand son nom a été prononcé par la speakeuse, c’est comme si des mois de désordre liés à l’organisation, de tensions autour de la sécurité, s’étaient évanouis : une grande clameur a saisi le stade international, impatient de voir sa star Salah briller sur ses terres. Le joueur de Liverpool n’a pas été le plus tranchant, mais avec lui, la sélection a empoché un succès précieux face à un adversaire coriace qui l’a lancé vers son objectif : la quête d’un huitième titre record.

Trezeguet pour le seul but du match

Alors que les regards étaient braqués sur le couloir droit occupé par le numéro 10, c’est de la gauche que la solution est venue : l’ailier Trezeguet a réussi un exploit personnel pour ouvrir le score (41e) et libérer ses 75.000 supporters.

Son but a sonné l’heure de l’union nationale, après un Mondial-2018 très décevant qui a refroidi les fans. Entre l’échec sportif en Russie, et les polémiques ces dernières semaines liées au prix des places trop élevé et la diffusion télévisée de la CAN, l’euphorie était encore loin d’avoir saisi Le Caire avant le match.

Pyramides et vuvuzelas

Vendredi, la température est doucement montée : dès le matin, des milliers de supporters ont commencé à s’amasser autour des portes du stade, sous la vigilance de nombreux policiers venus rappeler le contexte sécuritaire tendu. A quatre heures du coup d’envoi, l’enceinte, pleine, produisait déjà un vacarme assourdissant amplifié par les vuvuzelas.

Après la cérémonie d’ouverture qui a convoqué les symboles du pays, pyramides et divinités mythologiques, il ne faisait plus de doute que les Pharaons étaient de retour. Alors que l’Egypte a remporté trois des quatre éditions organisées à la maison, dont la dernière en 2006, c’est forcément une mauvaise nouvelle pour ses concurrents. Et que dire quand Salah exploitera tout son talent ?

Les Egyptiens maladroits

Le buteur des Reds a sonné la charge lors des premières minutes au cours desquelles ses coéquipiers auraient pu plier le match s’ils n’avaient pas été aussi maladroits (2e, 3e, 17e). Son aisance technique et sa capacité à accélérer le jeu ont pesé sur la défense zimbabwéenne, mais il lui a manqué du réalisme à lui aussi (9e, 30e, 68e, 87e).

L’enfant de Nagrig s’est doucement éteint au cours d’une seconde période équilibrée, qui a révélé les faiblesses de son équipe, notamment en défense et dans la création. Salah a également eu du mal à combiner avec ses voisins en attaque, Trezeguet et Marwan Mohsen. Si le départ est idéal pour l’Egypte, la CAN est encore loin d’être gagnée.