Bouches-du-Rhône: Carlota Dudek en route pour les mondiaux de breakdance… et les JO de Paris

BREAKDANCE A seulement 17 ans, la jeune Carlota Dudek représentera la France aux mondiaux de breakdance, potentielle future discipline olympique

Mathilde Ceilles

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Carlota Dudek lors d'une démonstration de breakdance à Marseille
Carlota Dudek lors d'une démonstration de breakdance à Marseille — GERARD JULIEN / AFP
  • La jeune Carlota Dudek, connue sous le nom de Senorita Carlota, est une figure montante du breakdance.
  • Ce week-end se déroule en effet en Chine les championnats du monde, où elle représentera la France.
  • La jeune fille se professionnalise peu à peu, dans la perspective des J.O. de Paris.

En ce milieu du mois de juin, comme tous les jeunes de son âge, Carlota Dudek bachote. L’élève en Première ES dans les Bouches-du-Rhône est en pleine préparation de son bac de français. Mais à la différence des jeunes de son âge, Carlota révisera une bonne partie dans l’avion qu’elle prend pour la Chine, direction… les championnats du monde de breakdance, où elle sera l’une des rares représentantes de la France ce week-end.

A seulement 17 ans, Carlota Dudek, connue dans le milieu comme Senorita Carlota, est une figure montante du breakdance. En 2018, elle a été la première Française à se qualifier pour les Jeux olympiques de la jeunesse, où elle a terminé avec une honorable cinquième place. Ce jeudi, la jeune fille décolle pour Nanjing, pour se frotter pour la première fois aux mondiaux en catégorie senior, après une participation à la version junior de la compétition.

« L’enjeu est énorme »

« C’est supermotivant, confie la jeune athlète. Je vais me retrouver face à tous les meilleurs du breakdance, l’enjeu est énorme, je vais être face à tous ceux et celles que j’admire ! Mais on m’offre l’occasion de prouver que j’ai ma place, et je vise la victoire ! L’enjeu est d’autant plus beau, il n’est pas impossible que je gagne ! »

Pour préparer son championnat, Carlota a quitté son club des Pennes-Mirabeau pour être prise en charge par l’Insep. Le signe d’un sport qui se professionnalise peu à peu, jusqu’à être en passe de devenir une discipline olympique lors des prochains Jeux olympiques, à Paris, en 2024.

En pleine professionnalisation

« Ces derniers jours à l’Insep ont été assez intenses, confie-t-elle. On fait beaucoup de débriefings, de rencontres avec la fédération. Je continue à m’entraîner sur Marseille, mais c’est vrai qu’ici, à l’Insep, on nous a montré les équipements… C’est très différent, il y a un IRM en permanence, là où moi, je dois attendre trois mois pour avoir un rendez-vous ! »

La jeune fille confie d’elle-même avoir changé sa façon d’aborder sa discipline, en pleine professionnalisation. « J’ai eu une remise en question après les Jeux olympiques de la jeunesse en 2018, explique-t-elle. C’est la première fois que je me retrouvais dans un milieu sportif comme cela, alors que le breakdance est souvent considéré comme un art. J’ai pris conscience qu’il fallait avoir une vie comme un sportif, avoir un suivi médical, une certaine alimentation… Et que ça allait m’aider. »

Avec, en guise de ligne de mire, les Jeux olympiques de Paris, pour celle qui est considérée comme un véritable espoir à même de ramener une médaille. « Ce rôle-là me tient à cœur, sourit-elle. Les Jeux olympiques sont un rêve pour moi, je les regardais à la télévision avec ma famille à Cuba, d’où je suis originaire. J’avais même essayé de me mettre à la gymnastique pour y participer. Je veux me donner les chances de me battre. » A suivre…