Coupe du monde féminine: Ces supporters viennent au stade pour la première fois de leur vie (et ce sont les Bleues qui les ont convaincus)

FOOTBALL A Nice, des non-initiés figuraient parmi les supporters de l’équipe de France

Mathilde Frénois

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Bruna (à gauche) et Maryvonne ne sont pas des habituées des stades.
Bruna (à gauche) et Maryvonne ne sont pas des habituées des stades. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes
  • La Coupe du monde est l'occasion pour des néophytes de découvrir le football.  
  • « Ce Mondial agrège des amateurs de foot mais aussi pleins d’autres gens attirés par les gros événements, analyse Nicolas Hourcade, sociologue spécialiste des supporters. C’est l’occasion de partager un moment convivial et festif avec d’autres personnes. »

Avant France-Norvège, repérer Bruna dans la foule sur le parvis du stade de Nice est un jeu d’enfant : elle est l’une des seules à ne pas avoir revêtu tout l’attirail du parfait supporter. A 69 ans, cette Cagnoise ne maîtrise pas encore les codes du fan de foot. Elle va entrer dans un stade pour la première fois de sa vie. « J’ai acheté un billet parce que ce sont des filles qui jouent, dit la retraitée. Elles jouent pour jouer et pas pour l’argent. Elles ne font pas semblant. »

Avant, Bruna regardait les grands matchs de l’équipe de France à la télé et elle accompagnait ses enfants sur le bord des terrains d’entraînement. « Les règles, je ne les maîtrisais déjà pas à cette époque, sourit-elle. Aujourd’hui encore moins. » Il ne faudra pas en vouloir à Bruna si elle ne repère pas un hors-jeu ou si elle fait des erreurs de jugement sur la régularité des tacles. « Ce Mondial agrège des amateurs de foot mais aussi pleins d’autres gens attirés par les gros événements, analyse Nicolas Hourcade, sociologue spécialiste des supporters. C’est l’occasion de partager un moment convivial et festif avec d’autres personnes. »

« L’ambiance et les ballons »

Comme Bruna, Corinne et Frédéric sont des supporters d’un jour. Ils viennent pour « la curiosité, l’ambiance et les ballons ». Originaires de Bourges et en vacances sur la Côte d’Azur, c’est à la télévision qu’ils suivent les aventures des footballeurs habituellement. « On ne pouvait pas rater cet événement mondial », insistent-ils.

C’est le jeu « plus fluide des filles » qui a attiré Maryvonne, l’amie de Bruna. Elle aussi n’est pas une initiée. Mais les deux néo-supportrices sont plein de bonne volonté : elles ont accroché un drapeau tricolore à leurs balcons et ont posté un message d’encouragement pour les Bleues sur Facebook. Bruna et Maryvonne sont (presque) prêtes à intégrer le parcage.