Mérignac sur le chemin de la reconstruction
L'exode était attendu, il a eu lieu. Le Mérignac HB, qui débutera le championnat de D2 samedi (20 h 30) face à Cergy-Pontoise, a perdu cet été six de ses huit meilleures joueuses. Relégué en D2 pour cause de budget insuffisant, il n'a d'autre choix q...Rémi Bostsarron- ©2008 20 minutes
L'exode était attendu, il a eu lieu. Le Mérignac HB, qui débutera le championnat de D2 samedi (20 h 30) face à Cergy-Pontoise, a perdu cet été six de ses huit meilleures joueuses. Relégué en D2 pour cause de budget insuffisant, il n'a d'autre choix que de miser sur des jeunes pour entourer sa fidèle capitaine, Noumia Zitiou (28 ans). Ainsi, la moyenne d'âge des sept nouvelles venues en équipe première, recrutées ou formées au club, ne dépasse pas les vingt ans. « Elles risquent de souffrir face à des filles plus aguerries, souligne l'entraîneur, Thierry Vincent. Pour beaucoup, nous serons l'équipe à battre, car nous avons atteint la finale de la Coupe d'Europe la saison dernière. Mais l'équipe n'a plus du tout le même visage ! »
Conscient de ce contexte difficile pour ses jeunes pousses, le Mérignac HB s'est fixé un objectif raisonnable : regagner l'élite dans trois ans. Cependant, Thierry Vincent estime que ses joueuses peuvent bien figurer dans le classement dès cette saison. « Dans cette division, les matchs sont des combats, mais celles qui ont connu l'aventure de la Coupe d'Europe ont déjà joué la hache entre les dents, dans des salles coupe-gorge au fin fond de l'Europe, rappelle-t-il. En plus, les jeunes issues du club s'intègrent très vite, grâce au projet de jeu labellisé "HB", qui est le même des moins de 18 ans aux seniors. Ces acquis doivent nous servir de base pour repartir de l'avant. »



















