VIDEO. L’ancien pilote autrichien Niki Lauda, miraculé d’un terrible accident, est décédé à l’âge de 70 ans

FORMULE 1 Le pilote de F1 avait survécu à un terrible accident en 1976, avant de reprendre le départ d’un nouveau Grand Prix, six semaines plus tard

20 Minutes avec AFP

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Niki Lauda, ici en novembre 2017, est mort lundi à l'âge de 70 ans.
Niki Lauda, ici en novembre 2017, est mort lundi à l'âge de 70 ans. — Nelson Antoine/AP/SIPA

L'ancien pilote autrichien, Niki Lauda, légende de la Formule 1, à jamais associé à son terrible accident de 1976, est décédé, ce lundi, à l’âge de 70 ans, a annoncé la famille de l’ancien pilote dans un courrier électronique.

« C’est avec une profonde tristesse que nous annonçons que notre cher Niki s’est éteint paisiblement, lundi 20 mai 2019, entouré de sa famille », ont indiqué ses proches. Né le 22 février 1949 à Vienne, Andreas Nikolaus Lauda, dit Niki, est père de quatre enfants issus de deux mariages différents.

Un deuxième titre de champion du monde un an après l’accident

Le 1er août 1976, au volant de sa Ferrari sur le circuit du Nürburgring en Allemagne, sa Ferrari part brusquement dans le mur et s’enflamme. Il reste près d’une minute dans le cockpit, avant d’en être extrait par trois concurrents. Les images du terrible accident du champion du monde en titre ont choqué le monde entier. Mais Lauda est un battant, qui va revenir à la vie. Six semaines après avoir reçu l’extrême-onction sur son lit d’hôpital, il prend à la stupéfaction générale le départ du Grand Prix d’Italie malgré sa souffrance, et de graves lésions au visage.

Cette saison-là, il lutte pour le titre jusqu’à la dernière course avec le Britannique James Hunt, finalement couronné. Cet affrontement épique, révélateur du caractère hors norme de l’Autrichien, a été raconté en 2013 dans le film Rush, de l’Américain Ron Howard. En 1977, le rescapé remporte son deuxième titre de champion de monde avec Ferrari. Il arrête la compétition fin 1979, pour fonder Lauda Air.

Pilote, aviateur et homme d’affaires avisé

Mais il retrouve les circuits dès 1982, au volant d’une McLaren avec laquelle il conquiert en 1984 son ultime titre mondial. Devenu président non exécutif de l’écurie Mercedes en 2012, l’homme à l’éternelle casquette publicitaire cachant à moitié ses cicatrices reste omniprésent sur les circuits, où il est apprécié pour son expertise et son franc-parler, déplorant notamment que se perde « l’aspect combat de gladiateurs » de son sport. Il était écouté, lui qui avait marqué l’histoire de son sport en se montrant méticuleux dans sa préparation et déterminé sur les circuits.

Son faux départ de la F1 en 1979 est lié à sa seconde passion : l’aviation civile. Pionnier du charter privé, il crée cette même année sa propre compagnie aérienne, qu’il cède avec profit à Austrian Airlines en 2002. C’est loin d’être le dernier looping de cet homme d’affaires avisé, par ailleurs pilote de ligne confirmé. En 2004, il crée la très profitable compagnie low cost Niki, qu’il revend en 2011 à l’allemand Air Berlin.

Plusieurs greffes après son terrible accident

« Ses succès uniques en tant que sportif et entrepreneurs sont et resteront inoubliables. Son dynamisme infatigable, sa franchise et son courage restent un exemple et une référence pour nous », a souligné la famille. Lauda, qui a parallèlement exploité une petite société de jets d’affaires, aura cependant connu le drame comme patron de compagnie.

Le 26 mai 1991, le Boeing 767 assurant le vol Lauda Air Bangkok-Vienne s’écrase avec 223 personnes à bord en raison d’une défaillance technique structurelle. Il n’y a pas de survivant. Les gaz toxiques inhalés lors de son accident de 1976 ont affaibli son organisme. Après deux greffes de reins en 1997 et en 2005, il avait dû subir en août 2018 en extrême urgence une transplantation pulmonaire.