Rugby féminin: Champion de France pour la huitième fois, Montpellier roule sur le championnat

RUGBY Les filles de Montpellier se sont imposées en finale (22-13) contre Toulouse après avoir été menées à la mi-temps

Jerome Diesnis

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Un nouveau titre pour Romane Ménager et les Montpelliéraines (ici face à Blagnac).
Un nouveau titre pour Romane Ménager et les Montpelliéraines (ici face à Blagnac). — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse
  • La domination de Montpellier sur le rugby féminin est en cours. Montpellier s’est imposé pour la huitième fois de son histoire (22-13) contre Toulouse, son sixième bouclier en sept ans.
  • Safi N’Diaye et Caroline Boujard, deux des internationales du MRC, ont inscrit les deux essais qui ont fait basculer le match en seconde période.
  • Les Héraultaises présenteront leur bouclier à la mi-temps du match entre le MHR et le Stade Français, ce dimanche au GGL Stadium.

Un sixième bouclier en sept ans, le troisième consécutif, le huitième de l’histoire du club qui n’est plus qu’à un titre de Toulouse Fémina Sports, le club de la ville rose absorbé par le Stade Toulousain en 2014. Et une présence interrompue à une seule reprise seulement en finale du championnat de France depuis 2007 (douze finales sur treize). Les chiffres résument l’implacable domination de Montpellier sur le rugby féminin français.

Le MRC (les filles appartiennent à la structure amateur du MHR) a remporté la totalité de ses 17 matchs cette saison, le dernier samedi soir à Tarbes, contre de valeureuses Toulousaines ( 22-13). « On n’a rien à regretter. On s’incline sur de petits détails », évoque Gaëlle Hermet, capitaine du Stade. En tête à la pause (10-13), le Stade a encaissé deux essais des internationales L’un de la numéro huit Safi N’Diaye en filoute, qui s’est échappée d’un ruck que les Toulousaines avaient oublié de fermer dans l’axe. L’autre par l’arrière Caroline Boujard, intercalée en bout d’aile.

« On ne débute pas la saison pour défendre un titre mais pour en gagner un »

« J’ai dit avant le match aux filles à quel point je les aimais », évoque la capitaine Safi N’Diaye. « A quel point je suis fier d’elles. On doit prendre conscience de la chance que nous avons d’être tout le temps en finale ». Des propos corroborés par l’ancienne talonneuse et capitaine de l’équipe de France, Gaëlle Mignot, revenue de son périple anglais : « Toulouse nous a proposé une belle adversité. Ça aurait pu basculer en leur faveur. On apprécie chaque victoire avec toujours autant de plaisir. Quand on débute une saison, ce n’est pas pour défendre un titre mais pour en gagner un ».

Annoncées favorites après leur parcours exceptionnel les Montpelliéraines ont passé les 20 dernières minutes à défendre leur avantage dans leurs 22 mètres. « Tout le monde nous disait favorites, mais on n’a pas du tout préparé le match comme ça. On ne partait pas dans cet état d’esprit », souligne la trois-quarts centre Marine Ménager, arrivée de Villeneuve d’Ascq avec sa sœur Romane à l’intersaison.

« Il y a longtemps qu’on n’avait pas disputé un match d’aussi haut niveau »

Les Toulousaines ont fini la rencontre en infériorité numérique après les blessures de Maïlys Traore (épaule) et Perrine Bienaimé (genou). « Il y a bien longtemps qu’on n’avait pas disputé un match d’aussi haut niveau. Le Stade Toulousain a fait un très beau match, c’était dur », évoque Caroline Boujard, la joueuse des grands rendez-vous. Auteur de son cinquième essai lors des phases finales, elle avait déjà inscrit un quadruplé contre Blagnac, dauphin des Montpelliéraines, en poule.

Preuve s’il le fallait de la vitalité du rugby féminin à Montpellier, les espoirs sont elles aussi devenues championnes de France, toujours devant Toulouse (12-6). Les filles du duo Olivier Clessienne et Patrick Raffy présenteront leur bouclier à la mi-temps du match entre le MHR et le Stade Français, ce dimanche au GGL Stadium.