Strasbourg: Avec ses sous-vêtements techniques, Ranna se place sur le terrain du «made in France»

COMMERCE Parmi les adeptes de ces sous-vêtements techniques 100 % français, à commencer par les chaussettes, plusieurs joueurs du Racing club de Strasbourg et de Ligue 1

Alexia Ighirri

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Strasbourg: Avec ses sous-vêtements techniques, Ranna se place sur le terrain du «made in France»
Strasbourg: Avec ses sous-vêtements techniques, Ranna se place sur le terrain du «made in France» — Dominique Robin
  • Cédric Kanté, ancien capitaine du Racing club de Strasbourg, Steven Delavau et Alexandre Adler ont lancé Ranna, marque de sous-vêtements techniques 100 % française.
  • Plusieurs joueurs ont adopté les produits strasbourgeois à commencer par les chaussettes techniques antidérapantes.
  • Grâce à une campagne de financement participatif, Ranna va élargir sa gamme, en commercialisant d'abord un boxer technique pour homme.

La panenka du Strasbourgeois Dimitri Liénard en finale de la Coupe de la Ligue, c’est peut-être bien grâce à eux. « Pour la technique il ne nous a pas attendus », sourit Cédric Kanté, ex-capitaine du Racing qui avait gagné le trophée en 2005. Oui mais pour la réussir, il ne fallait pas glisser. Cela tombe bien, la marque strasbourgeoise Ranna et sa chaussette technique à la semelle antidérapante est censée protéger le joueur des glissades intempestives.  Liénard en est l'un des plus fidèles usagers.

Il était donc là le petit coup de pouce de l’ancien défenseur Cédric Kanté. Aujourd’hui, il est associé aux Strasbourgeois Steven Delavau et Alexandre Adler, eux aussi proches du milieu du foot et du Racing, pour le développement de cette marque de sous-vêtements techniques 100 % française. « Je voulais créer une marque de sport et j’ai vu qu’il y avait un manque dans les sous-vêtements techniques pour les sports collectifs notamment, explique Steven Delavau. L’idée c’est de faire une sorte de Under Armour à la française, ou de  Slip français sportif. »

« Etre au pied des joueurs de foot »

Un « made in France » toutefois à leur image, « plus urbaine », dixit les trois hommes, un peu plus éloignée de l’univers terroir. Et Cédric Kanté de poursuivre, s’appuyant sur le clip tourné pour le lancement de la marque : « Avec des valeurs que l’on retrouve dans le sport, de partage, de solidarité. Quand on voit ce qu’il s’est passé en Italie, en France, il faut rappeler qu’on est tous ensemble, tous égaux. On voulait montrer le mélange des cultures, via le foot de rue par exemple, et montrer qu’on est une grande famille ».

Si l’envie dès le départ était de proposer toute la gamme de sous-vêtements -boxers, tee-shirts, cuissards, etc.-, les trois entrepreneurs ont décidé de commencer en juillet 2018 par proposer deux modèles de chaussettes (fabriquées à Limoges) et par démarcher les footballeurs. Un milieu qu’ils connaissaient plus particulièrement et qui allait leur donner une meilleure visibilité, les grandes marques ne s’étant pas encore appropriées le marché. « Les retours sont positifs. Les footballeurs sont des experts dans leur domaine et ils jouent le jeu, se réjouit Alexandre Adler. Généralement, quand on arrive à équiper un joueur, on finit par équiper tout le vestiaire. Etre déjà aux pieds des joueurs, c’est ce qu’on voulait. »

Pour les femmes aussi

Plusieurs footballeurs strasbourgeois affichent désormais ces chaussettes reconnaissables par leur hexagone sur la malléole, adoptées également par d’autres joueurs professionnels comme l’ancien Strasbourgeois Stéphane Bahoken, Morgan Sanson, Serge Aurier ou, dernier en date, Moussa Sissoko. Le rugbyman Mathieu Bastareaud les a aussi enfilées.

A noter que les produits Ranna s’adressent à tous les sportifs, pros comme amateurs, tant qu’un effort physique est produit : « Les gens qui font du sport n’hésitent plus à dépenser de l’argent pour de bons produits. Ils ont le même panier que les professionnels », affirme Cédric Kanté. Et il n’y en a pas que pour les hommes. Après avoir essayé les chaussettes, Eugénie Le Sommer pourra s’équiper de façon un peu plus complète : boxers femme et brassières seront commercialisés avant la fin de l’année.

D’autres sports à démarcher

Mais la nouveauté sera d’abord celle des boxers pour homme, grâce à une campagne de financement participatif réussie. Pour ces sous-vêtements conçus « dans une microfibre qui évacue la transpiration, la ceinture est plus large, il y a des coutures plates à l’avant pour éviter les frottements, il est plus long pour éviter qu’il ne remonte, il y a des coutures dynamiques sur le côté… Le but c’est qu’il soit le moins intrusif possible », détaille Steven Delavau.

Outre la technicité des produits (chaussettes plus ou moins fines, évitant les ampoules, etc.), Ranna va s’ouvrir à d’autres sports. Avant de se positionner sur le running, la marque compte sur ses touches avec le handball, le tennis, la boxe. D’autres pratiques pourraient suivre. Avec l’idée d’augmenter aussi les points de vente : si des dizaines de paires de chaussettes sont vendues chaque mois via Internet, une commercialisation physique dans des réseaux de magasins de sport est prochainement attendue.

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