Roland-Garros: Les huit questions qu'on se pose sur cette tenue improbable de Serena Williams

TENNIS Serena Williams s’est illustrée par sa tenue inattendue à Roland-Garros…

W.P.

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13 reasons why version Serena Williams
13 reasons why version Serena Williams — SIPA (Montage WP)

Les tournois du Grand Chelem (hors Wimbledon, où le blanc est de rigueur) sont un enjeu de taille pour les équipementiers des joueuses et joueurs. Roland-Garros n’échappe pas à la règle. Et, ça ne vous a sans doute pas échappé, Nike a conçu une tenue assez surprenante pour le retour de Serena Williams sur un tournoi majeur. Un truc ultra-moulant qui descend jusqu’aux chevilles mais à manches courtes avec une ceinture rouge. Autant vous dire qu’en salle de presse, quand on a vu ça, on s’est tous regardé. Et on a commencé à se poser des questions sur cet accoutrement. Huit, très exactement.

>> Comment Serena enfile sa tenue ?

Par où commence-t-elle ? Est-ce que ça fonctionne comme un pyjama une pièce, on plonge une jambe, puis l’autre, puis on zippe le machin et hop, roulez jeunesse ? A-t-elle eu besoin d’aide pour la mettre ? Parce que la matière a l’air mine de rien ultra-collante. Ça fait beaucoup de questions dans la question mais cette histoire nous interloque. Si quelqu’un a des réponses.

>> Nike pense vraiment que quelqu’un va chercher à acheter cette combinaison ?

Non mais sérieusement, le concept, c’est de vendre quelque chose, de se servir des athlètes comme vitrine. Là, qui va se dire « canon la combi, je vais la prendre pour aller courir au Champ-de-Mars le dimanche matin » ? On a la réponse et on peut vous dire que ça doit pas aller très au-dessus de zéro.

>> Elle a pas trop chaud, là-dedans ?

La température ne dépassait pas les 23 degrés pendant son match (victoire 7-6, 6-4 contre Krystina Pliskova) mais à la regarder comme ça, c’est une combinaison qu’on aurait instinctivement plutôt enfilée pendant les JO de Pyeongchang, par -25 dehors. Alors oui, les vêtements techniques sont conçus pour la pratique sportive, mais si c’est pour vous faire suer comme un Richard Gasquet, on n’en voit pas trop l’intérêt.

>> Elle gagne des dixièmes à la piscine grâce à ça ?

Ça nous est venu, comme ça, mais si ça se trouve, l’accoutrement de l’Américaine est à 100 % en polyuréthane, un genre de truc hybride, de style amphibien, qu’on porte à la fois sur terre et dans l’eau. A la piscine, ça doit glisser à merveille, de quoi nous rendre nostalgique de l’époque où les nageurs brisaient les records à chaque course.

>> C’est un hommage à Scarlett Johansson dans Avengers ?

Les confrères du Figaro ont débusqué une jeune supportrice en colère qui voyait en Serena Williams une catwoman du tennis. Par pure subjectivité et parce qu’on est plus Marvel que DC (surtout depuis Batman vs Super, quelle purge, mon Dieu), on pense plutôt à Black Widow, le personnage interprété par Scarlett Johansson.

>> Et si en fait cette Serena venait du futur ?

On est en 2673, sur Kepler 452b dans une réalité où la mode est différente et les humains les plus riches peuvent changer de corps pour échapper au vieillissement, donc par extension à la mort. Serena Williams en fait partie. Dans son univers parallèle, elle a gagné 287 tournois du Grand Chelem dont 32 fois Roland-Garros et s’emmerde grave. En quête d’adversité, elle remonte le temps et revient à l’époque où ses plus grandes rivales, Caroline Garcia et Kiki Mladenovic, sont encore en activité. Pas de bol, l’une d’entre elles est déjà éliminée.

>> Elle peut aller dans l’espace avec cette combi ?

La ceinture rouge donne un petit côté Buzz l’éclair, vers l’infini et au-delà, tout ça… Avec un petit scaphandre des familles et un peu d’entraînement, on est à peu près sûr qu’elle peut survivre dans l’espace. Imaginez le truc : Thomas Pesquet et Serena Williams prennent des selfies pendant 365 jours depuis les astres. Fou.

>> Comment elle fait pour la retirer ?

Il est inconcevable de pouvoir retirer cette tenue normalement, sans l’arracher. La sueur maintiendra le tissu solidement fixé contre la peau, donc bon courage pour sortir bras et jambes de là. On ne voit qu’une hypothèse plausible : sortir le cutter et les ciseaux, déchirer le bazar jusqu’à en découvrir totalement la peau. Serena a forcément apporté un immense stock de rechange pour compenser les pertes. Où alors c’était un prototype à usage unique.