Un Mondial à 48 dès 2022? La Fifa se réunit vendredi, la décision finale tombera en juin

FOOTBALL La mort de la Coupe du monde aura-t-elle lieu en 2026 ou quatre ans plus tôt, finalement? 

N.C. avec AFP

— 

Gianni Infantino, le président de la Fifa.
Gianni Infantino, le président de la Fifa. — Hassan Ammar/AP/SIPA

La mort de la Coupe du monde aura-t-elle lieu en 2026 ou quatre ans plus tôt, finalement? On sait Gianni Infantino très excité à l'idée de voir son génial projet de Mondial à 48, d'ores et déjà entériné pour 2026, entrer en vigueur dès 2022 au Qatar. Le conseil de la Fifa se rangera-t-il derrière son grand manitou? Ses membres doivent en tout cas se prononcer vendredi à Miami sur l'anticipation de cette réforme. La décision finale ne sera en revanche entérinée qu'en juin à Paris, assure l'AFP.

La trentaine de membres du Conseil se prononceront lors de cette réunion sur «les conclusions de l'étude de faisabilité selon lesquelles un Mondial à 48 au Qatar en 2022 est possible si un ou des pays voisins accueillent des matches», selon un document que l'agence de presse a pu consulter. Puis ils doivent accepter de confier conjointement à la Fifa et au Qatar le soin de «soumettre au Conseil et au Congrès de la Fifa une proposition d'expansion à 48 équipes avec une ou plusieurs nations co-hôtes».

La décision finale, qui devrait à coup sûr entériner la décision de principe, reviendra donc au Congrès, qui doit se réunir le 6 juin à Paris. Selon l'étude de faisabilité, une Coupe du monde au Qatar avec 48 équipes au lieu de 32 générerait «entre 300 et 400 millions de dollars de revenus supplémentaires». Ce serait dommage de se priver, hein. 

Léger problème géopolitique

Problème, pour passer de 64 rencontres (dans un format à 32 équipes) à 80, des matchs devront être disputés en dehors du Qatar, dans un pays voisin. «Aucun pays n'est favori, assure une source proche de la Fifa. Cinq pays peuvent se manifester: le Bahreïn, le Koweït, l'Arabie saoudite, Oman et les Emirats arabes unis». Or, la situation géopolitique dans la région ne joue pas en faveur du Qatar.

L'Emirat subit en effet un blocus de certains de ses voisins. En raison du blocus actuel qu'imposent le Bahreïn, l'Egypte, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis sur le Qatar, «l'implication de ces pays dans l'organisation du tournoi conjointement avec le Qatar implique la levée de ce blocus, en particulier la levée des restrictions sur les mouvements de personnes et de biens», souligne encore l'étude de faisabilité.