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Que s'est-il passé avant le derby FCN-SRFC entre fans rennais et policiers?

FC Nantes-Rennes: Que s'est-il passé avant le match entre fans rennais et policiers?

FOOTBALLUn supporter rennais a été placé en garde en vue...
Camille Allain et David Phelippeau

Camille Allain et David Phelippeau

L'essentiel

  • 733 supporters rennais étaient présents à la Beaujoire dimanche pour le derby.
  • Des échauffourées ont eu lieu avant la rencontre entre fans et policiers.
  • Un supporter a été placé en garde à vue, deux ont été blessés et transportés à l'hôpital.

Dimanche, lors du derby remporté (0-1) par le Stade Rennais contre Nantes, le parcage rouge et noir a mis beaucoup de temps à se remplir. Au coup d’envoi, il était d’ailleurs loin d’être plein. 733 fans rennais avaient pourtant rejoint Nantes pour ce derby breton. A l’arrivée des 11 bus, des échauffourées sont intervenues entre certains supporters rennais et les policiers.

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Que s’est-il passé ? Pourquoi les forces de l’ordre ont dû faire usage de leurs matraques ? Les versions divergent. Comme souvent dans ce genre d’histoires.

« Les Rennais sont arrivés très en retard [au lieu de 14 h, vers 14 h 25] sur le parking, relate un policier, présent sur les lieux. On a souhaité les encadrer pour qu’ils rejoignent leur tribune. » Dans un communiqué, le groupe d'ultras RCK 1991 a démenti, évoquant «six minutes de retard».

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Une fois arrivé au stade, l’attente a semblé trop longue pour certains. « On a attendu un moment dans les bus, sans pouvoir sortir, ni même aller aux toilettes, raconte Yohann, fan rennais. On ne savait pas pourquoi, on n’avait aucune information. »

A ce moment-là, « un supporter a posé un pied à terre en dehors du bus et c’est très vite parti sur du matraquage », poursuit Yohann. La police donne sa version : « Trois supporters rennais ont tenté de quitter leur bus malgré l’interdiction. » D’après les informations recueillies par 20 Minutes, deux supporters ont été conduits au CHU (légèrement blessés) et un a été placé en garde à vue pour violences sur personne dépositaire de l’autorité publique.

Du retard et de la tension

« Le retard des Rennais a créé ces tensions, confie une source du FC Nantes. Ce n’est pas simple de faire entrer plus de 700 supporters dans une tribune en quelques minutes. Par ailleurs, les Rennais n’ont pas accepté d’être encadrés par la police. » Nouveau démenti des supporters bretons. Selon un policier, beaucoup de fans étaient « éméchés et très énervés ».

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Selon une autre source proche du dossier (proche de Rennes), « les supporters sont arrivés avec le sourire et sans aucune véhémence. Le dispositif d’encadrement semblait disproportionné. Certains ont attendu 40 minutes dans le bus alors qu’ils étaient dans un espace sécurisé. Il y a eu des moments de tension du fait de cette attente. Ils ne pouvaient pas sortir des bus. Si le dispositif n’avait pas été si important, tout se serait passé différemment. »

Au final, un supporter a été interpellé et placé en garde à vue. Plusieurs supporters rennais ont été blessés, dont deux ont été hospitalisés. «Les joueurs ramènent trois points, les supporters 19», a ironisé le RCK en référence aux points de suture nécessaires aux blessés.

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Juste avant l’entrée dans le parcage, de nouvelles échauffourées ont eu lieu. « Quatre leaders » n’ont pas pu entrer. On leur reproche « des incitations à la haine », « des insultes », selon un policier, et d’avoir « poussé tout le monde au moment de la palpation ». Ils ont été refoulés et ont dû rester dans un bus durant toute la rencontre. Le Stade Rennais a tenté de trouver un accord pour les faire entrer. En vain.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux twittos ont aussi évoqué le présumé matraquage d’un enfant de 12 ans. « Au moment de la palpation, il y a eu une bousculade, un gosse de 12 ans est tombé, mais il n’y a pas eu de coups de matraque… », se défend une source policière.

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