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Retour sur terre douloureux pour le Mannschaft

Retour sur terre douloureux pour le Mannschaft

EURO2008 – Surclassée par la Croatie (2-1), l’Allemagne a montré un visage inquiétant…
A Klagenfurt, Antoine Maes

A Klagenfurt, Antoine Maes

Le retour en avion a dû être orageux. Piégés par les Croates, les Allemands vont débriefer leur échec dans le jet affrété par la fédération pour rejoindre leur centre d’entraînement. Trois quarts d’heure de vol, est-ce suffisant pour tout se dire?


L’Allemagne en-dessous de tout

La victoire inaugurale face à la Pologne (2-0) avait fait naître de belles promesses. Autour d’un jeu audacieux, rapide et musclé, la formation de Joachim Löw avait rapidement plié les Polonais. Face à la Croatie, ils sont tombés dans le panneau. «On n’a raté trop de passes, perdus trop de duels. En fait, on n’était pas au niveau qui est vraiment le nôtre», note le sélectionneur allemand.


Plus que techniquement, c’est au tableau noir que l’Allemagne s’est faite avoir. Les Allemands se sont fait pilonner leur défense centrale, lente à souhait. Et les Croates ont réduit le jeu à des petits espaces où Podolski et Klose ont bien du mal à surnager. Enfin Michael Ballack, chargé de donner le tempo de son équipe, ne s’est jamais dépêtré de la toile d’araignée tissée par le milieu de terrain adverse. «Je me doutais bien que Bilic allait rajouter un homme supplémentaire dans ce secteur. Le fait est qu’on n’a jamais su trouver de solutions», regrette «Jogi».


La confiance en prend (petit) un coup

Avant le match, captain Ballack avait assuré que le vrai test pour lui et ses potes seraient face à la Croatie. Difficile de faire croire que l’Allemagne ne s’est pas loupée… Pour le coup, Slaven Bilic, bourreau d’un soir, a fait dans le fair-play. «Ce n’est pas parce que l’Allemagne a perdu ce soir que ce n’est pas une grande équipe. Ça reste même un des favoris pour la victoire finale», estime le Croate. En conférence de presse, Löw s’est dit «un peu déçu d’avoir perdu». Si ce n’est qu’un peu, tout va bien….


L’entraîneur allemand avait tout de même du mal à expliquer le pourquoi du comment à des journalistes germaniques assez remontés. «Je vous répondrai dans quelques jours, quand j’aurai revu les vidéos du match», assure-t-il. En attendant, pas de névrose chez les Allemands. «Des défaites, on a en connu quelques-unes depuis deux ou trois ans. Mais l’équipe saura passer au-dessus de ça. Je suis confiant pour le prochain match», poursuit Löw.


Autriche-Allemagne, le remake impossible

Le prochain match, justement, ce sera lundi, à Vienne, contre le cousin autrichien. Comme les hommes de Roland Linz ont eu la bonne idée de ne faire que match nul face à la Pologne (0-1) ils ne pourront pas faire exprès de se qualifier en même temps que leurs voisins. Aucun risque donc de voir un remake du match de la honte de la Coupe du Monde 1982, en Espagne. Les deux équipes s’étaient arrangées pour s’entendre sur le résultat, enterrant du même coup la qualification des Algériens.


Ceci dit, si la Mannschaft ne bat pas une équipe qui n’a pas marqué que sur un penalty très généreusement accordé, c’est vraiment qu’elle n’a rien à faire en quart de finale. «En battant les Croates, on aurait été plus prêt des quarts. On sait ce qu’il nous reste à faire», conclut Löw sous forme d’au-revoir.