TFC-MHSC: Toulouse vient de prendre sept buts en deux matchs mais «il n'y a aucune crainte à avoir»

FOOTBALL Si Alain Casanova ne peut que reconnaître « la dynamique très négative » du TFC, corrigé par Montpellier ce samedi (0-3) après avoir coulé à Nantes (4-0), Stéphane Mbia est beaucoup plus optimiste…

Nicolas Stival

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L'attaquant du TFC Corentin Jean isolé face aux défenseurs de Montpellier, le 27 octobre 2018 au Stadium de Toulouse.
L'attaquant du TFC Corentin Jean isolé face aux défenseurs de Montpellier, le 27 octobre 2018 au Stadium de Toulouse. — R. Gabalda / AFP
  • Dépassé en première période, inefficace en deuxième, le TFC a été surclassé par une équipe montpelliéraine solide troisième de Ligue 1.
  • Contrairement à son entraîneur et à certains coéquipiers, Stéphane Mbia veut voir du positif dans cette raclée.

L’optimisme né d’un début de saison réussi paraît bien loin. Troisième de Ligue 1 début septembre, le TFC reste sur sept matchs sans victoire en Ligue 1. Et même sur deux roustes, à Nantes (4-0) puis à domicile contre Montpellier (0-3), ce samedi. « On est dans un moment compliqué, une dynamique très négative », ne peut que constater Alain Casanova.

Face à des Héraultais qui viennent d’enchaîner une dixième rencontre sans défaite, dont six victoires, l’entraîneur toulousain avait tenté un schéma en 3-5-2 qui s’est avéré catastrophique, et qu’il a troqué contre un 4-3-3 à la pause. Mais il y avait déjà 0-2, sur des buts de Gaëtan Laborde (21e) et d’Andy Delort (24e), prêté par le TFC au voisin languedocien cet été…

Christopher Jullien, encore une fois hors sujet, et Issiaga Sylla, auteur d’une « passe décisive » pour Laborde sur le premier but, sont restés au vestiaire. « Il ne faut surtout pas penser que c’était une punition mais il fallait bouger quelque chose, apporter un peu de poids devant », assure Casanova.

L’un des entrants, John Bostock, a bien aidé à stabiliser l’entrejeu. Mais son compère Corentin Jean, en pointe, a vendangé l’une des deux-trois occasions violettes de la seconde période (72e), avant l’anecdotique troisième but montpelliérain dans les arrêts de jeu, signé Junior Sambia (90e+3).

« On n’a pas marqué assez tôt pour pouvoir y croire », observe Yannick Cahuzac, remplaçant de l’hologramme de Jimmy Durmaz (66e). « On ne peut pas être aussi fébrile défensivement, poursuit le milieu défensif corse. Si on retrouve de la solidité, on retrouvera de la confiance. Même s’il n’y a pas que ça qui nous manque actuellement. Nous n’y sommes pas non plus dans les duels. »

Trois petits points de plus qu’Amiens, barragiste

Le TFC  s’affiche toujours à une neuvième place aussi provisoire que trompeuse, à peine trois points devant Amiens, 18e et barragiste. On l’a compris, la sinistrose guette de nouveau le club, fidèle pensionnaire des bas-fonds de L1 depuis plusieurs saisons. Enfin, pas tout le monde.

« Il n’y a aucune crainte à avoir, assure Stéphane Mbia qui, arrivé cet été, n’a pas connu les affres des barrages au printemps. L’équipe a de la qualité. On fait une bonne deuxième mi-temps mais on n’a pas de chance, on n’arrive pas à marquer. Cela fait deux matchs que l’on prend des buts sur des faits de jeu. »

Milieu en première période, défenseur central en seconde, le Camerounais de 32 ans avance son expérience pour justifier ce discours un brin décalé. « J’ai connu ça à Marseille [de 2009 à 2012], il faut se montrer encore plus solidaire pour vite prendre les trois points. »

Avant d’aller à Strasbourg samedi pour y tester sa solidarité, Toulouse recevra Lorient (L2) mercredi en Coupe de la Ligue. Casanova promet des rotations au sein d’un effectif qui retrouvera (enfin) un avant-centre, le Belge Aaron Leya Iseka, après trois matchs de suspension.

Sangaré laisse un énorme trou au milieu

Mais les Violets resteront orphelins pendant environ un mois et demi de l’indispensable milieu récupérateur Ibrahim Sangaré, blessé en glissant dans le vestiaire. Sans le jeune Ivoirien (20 ans), ils viennent de prendre sept buts en deux rencontres. Et c’est tout sauf un hasard.