Cyclisme sur piste: «Je gagnerai ma 12e médaille d'or ailleurs»... Le mental de fer de Vogel malgré la paraplégie

VELO C'était sa première sortie devant la presse depuis son accident...

W.P, avec AFP

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Kristina Vogel
Kristina Vogel — Annegret Hilse / dpa / AFP

Pour sa première sortie devant la presse depuis l’annonce la semaine dernière de sa paraplégie suite à une chute à pleine vitesse au mois de juin, Kristina Vogel a dit ne nourrir aucun regret.

« Qu’est-ce que je dois regretter ? La situation est ce qu’elle est. Je vais évidemment trouver d’autres buts », a lancé la pistarde, souriante, assise sur un fauteuil roulant dans les locaux de la clinique berlinoise où elle a été prise en charge, et où elle avait décidé de convoquer la presse. « Je sais que je ne marcherai plus jamais […] Mais peut-être que je gagnerai ma 12e médaille d’or ailleurs », a-t-elle déclaré, sans préciser si elle envisageait un jour de se lancer dans une discipline handisport.

Reprendre la vie

L’Allemande​ admet avoir eu des moments difficiles et compte désormais retrouver son indépendance au plus vite. « Je ne suis pas une machine, il y a eu des moments où j’ai dû apprendre à laisser sortir les larmes. Mais je suis là, même sur deux roues ou sur quatre roues. Je ne dois pas me cacher, je voudrais être indépendante », a-t-elle dit.

Et de conclure : « Je me réjouis de pouvoir de nouveau dormir dans mon lit, de faire la cuisine moi-même, d’être pour la première fois dans mes murs, d’être seule avec mon compagnon. Je veux reprendre la vie et renoncer au maximum aux aides extérieures. »