«Je sentais que je n’étais pas une bonne mère»… Serena Williams évoque son baby blues

TENNIS Serena Williams a évoqué sa déprime post-natale sur les réseaux...

W.P, avec AFP

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Serena Williams
Serena Williams — Oli SCARFF / AFP

Serena Williams n’est pas du genre à cacher ses sentiments, ni à se cacher tout court. A Roland-Garros, pour son retour en Grand Chelem, elle était longuement revenue sur les complications auxquelles elle avait dû faire face après la naissance de sa fille. Sur Instagram, elle a cette fois-ci abordé ce qui s’apparente à un baby blues. « La semaine dernière n’a pas été facile pour moi. Non seulement j’ai fait face à des événements personnels difficiles, mais j’avais aussi le cafard. Surtout, je sentais que je n’étais pas une bonne mère », a notamment écrit l’Américaine.

Last week was not easy for me. Not only was I accepting some tough personal stuff, but I just was in a funk. Mostly, I felt like I was not a good mom. I read several articles that said postpartum emotions can last up to 3 years if not dealt with. I like communication best. Talking things through with my mom, my sisters, my friends let me know that my feelings are totally normal. It’s totally normal to feel like I’m not doing enough for my baby. We have all been there. I work a lot, I train, and I’m trying to be the best athlete I can be. However, that means although I have been with her every day of her life, I’m not around as much as I would like to be. Most of you moms deal with the same thing. Whether stay-at-home or working, finding that balance with kids is a true art. You are the true heroes. I’m here to say: if you are having a rough day or week--it’s ok--I am, too!!! There’s always tomm!

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« J’ai lu dans plusieurs articles que les émotions post-natales pouvaient durer jusqu’à trois ans si on ne s’en occupait pas. Je préfère la communication. Parler des choses avec ma mère, mes sœurs, mes amis, m’ont permis de comprendre que mon ressenti était totalement normal. C’est totalement normal de me sentir comme si je n’en faisais pas assez pour mon bébé », a-t-elle poursuivi.

Forfait pour Montreal

Retombée au 26e rang mondial après une année 2017 quasi blanche en raison de son accouchement, Serena Williams a subi la plus lourde défaite de sa carrière (6-1, 6-0), début août à San José face à la Britannique Johanna Konta. « Nous sommes toutes passées par là. Je travaille beaucoup, je m’entraîne et j’essaye d’être la meilleure athlète possible. Cependant, cela veut aussi dire, bien que j’aie été avec elle tous les jours de sa vie, je ne suis pas aussi présente que j’aimerais l’être. »

« Entre rester à la maison et travailler, trouver le juste équilibre avec les enfants est un vrai art. Vous (les mères) êtes les vraies héroïnes ! », a-t-elle écrit avant de conclure : « Je suis ici pour dire : si vous passez une semaine ou une journée difficile, c’est normal, parce que moi aussi !!! Il y a toujours un lendemain ! »

Alors qu’elle avait montré des signes de progrès sur les courts en atteignant la finale de Wimbledon en juillet, Serena Williams a déclaré forfait pour le tournoi de Montréal, qui a débuté lundi à moins d’un mois de l’US Open.