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«On nous compare à des pilotes de F1», qu'est-ce qu'une course de drones?

Nice: «On nous compare à des pilotes de Formule 1», Mais qu'est-ce qu'une course de drones?

DANS LES AIRSTop départ de la première course de drones de France dans un stade à l’Allianz Riviera samedi…
Mathilde Frénois

Mathilde Frénois

D’habitude, ce sont les ballons qui flottent dans les airs de l’Allianz Riviera. Mais samedi, les drones les remplaceront. Il planeront dans l’arène niçoise à l’occasion de la première course de drones de France organisée dans un stade. A quoi ce sprint aérien, organisé par la Drone Racing League, ressemble-t-il ?

Quelles sont les règles ?

Comme toutes les courses, une ligne de départ et une ligne d’arrivée seront tendues à l’Allianz Riviera. Entre les deux, les drones doivent passer entre des portes lors d’un circuit imaginé en trois dimensions. Ces engins volants effectuent le parcours en une minute.

D’où viennent les drones ?

Il existe toutes sortes de drones dans le commerce. Et des engins que les amateurs construisent eux-mêmes. Pour donner autant de chances à chaque concurrent et miser uniquement sur le pilotage, la Drone Racing League a créé un drone de course. Sur le modèle d’une écurie de voiture, 600 exemplaires identiques existent. Et chaque pilote dispose de la même paire de lunettes et de la même radio commande.

Y a-t-il des risques de casse ?

Il y a de la casse sur toutes les courses. Elle est due aux colisions entre drones ou avec les portes. Le drone endommagé peut poursuivre s’il vole toujours. Sinon c’est le crash.

Comment devient-on pilote ?

Originaire d’Aix-en-Provence, Dunkan Bossion sera le seul pilote français de la Drone Racing League. « J’ai commencé l’aéromodélisme à 3 ans avec de petits avions et hélicoptères », raconte le pilote de 21 ans. Il devient champion du monde d’hélicoptère. Rêvant de faire de sa passion son métier, il se tourne vers le drone il y a trois ans « pour approcher les sponsors ».

A quoi ressemblent les entraînements ?

Le pilote commence toujours par réparer la casse. « Après, je prends mon drone et je vais dans un champ ou une forêt. J’apporte des portes et je m’entraîne sur un circuit différent tous les jours. »

Est-il possible de vivre des sensations fortes ?

Lancé à 150 km/h, le drone fait vivre de « très grosses sensations ». « On nous compare à des pilotes de Formule 1. Mais nous, on ne risque pas notre vie, reconnaît Dunkan Bossion. On a une paire de lunettes donc on est en immersion totale grâce à la caméra qui est positionnée sur le drone. On est dans notre petite bulle. Quand on crashe, on a presque l’impression d’être mort pour de bon. » Des émotions qu’il ne sera pas possible de vivre au plus près. L’Allianz Riviera n’accueille pas de spectateurs pour cette compétition. Diffusée par le Groupe AB, la course sera à suivre uniquement à travers un écran.