Cayzac démissionne, le PSG navigue à vue
FOOTBALL•Nouvel épisode de la crise au club parisien...P.K. et M.Go.
Cette fois, la crise au PSG a fait une victime: son président, Alain Cayzac, a démissionné lundi. Après une nouvelle défaite cinglante face à Caen (3-0), et une réunion tripartite entre Alain Cayzac, Sébastien Bazin (l’actionnaire majoritaire) et Paul Le Guen, la situation d'Alain Cayzac n'était donc plus tenable.
«Je regrette pour tous ceux qui soutiennent et adorent ce club que les résultats ne soient pas au rendez-vous», a déclaré Alain Cayzac, injoignable, dans un communiqué. A quatre journées de la fin, le club parisien, un des plus gros budgets de Ligue1, est toujours relégable, à trois points de la 17e place.
La situation catastrophique du PSG fait monter de jours en jours la tension avec les supporters. Lundi, lors de la reprise de l’entraînement, le bus des joueurs a dû être protégé par des dizaines de policiers et de CRS, ainsi que par des militaires armés. Environ 200 ultras ont accompagné le véhicule du vestiaire jusqu’au terrain d’entraînement en scandant «On a une équipe de merde», «Fernandez à Paris» ou encore «Le Guen, démission». Au vu des visages tendus de Pedro Miguel Pauleta et Mickaël Landreau, cet épisode ne va pas aider les joueurs parisiens à retrouver un semblant de sérénité.
«Il a eu raison de démissionner»
Quelques minutes avant cette sortie houleuse, le président parisien démissionnaire avait lui-même expliqué à l’équipe sa décision dans l’intimité des vestiaires. Par sa démission, Alain Cayzac aurait, semble-t-il, réagi à la volonté de Sébastien Bazin de nommer Michel Moulin (directeur général du groupe Hersant Médias), conseiller sportif. «On lui impose quelqu'un avec lequel il n'a pas d'atomes crochus ou qu'il ne ressent pas, il a eu raison de démissionner», a expliqué le directeur technique national, Gérard Houllier, un proche de Cayzac, sur RTL.
«95% de la responsabilité qui revient aux joueurs»
Aucun joueur n'a fait de déclarations au Camp des Loges mais certains auraient réclamé des primes de maintien comme l'affirme notre confrère Rue 89 qui cite l'ancien président Daniel Hechter. Didier Digard, un joueur de l'équipe pro, a décidé d'assumer: «Ça serait bête de jeter la pierre sur d'autres personnes que les joueurs, même si on peut penser que parfois, des choix n'ont pas été bons, explique-t-il, au micro de RMC. Il y a 95% de la responsabilité qui revient aux joueurs.» L'entraîneur, Paul Le Guen, lui, n'a pas encore réagi aux changements qui touchent le club. Son équipe jouera un match une nouvelle fois capital samedi soir au Parc des Princes contre Auxerre...



















