AS Rome-Liverpool: Di Francesco a «envie d'un nouveau miracle», Klopp ne se fait pas trop de soucis
FOOTBALL•Comme en quarts de finale, les Romains ont trois buts à remonter au retour pour passer...20 Minutes avec AFP
Trois semaines après un incroyable exploit contre Barcelone, l' AS Rome doit de nouveau remonter trois buts de retard, mercredi contre Liverpool (5-2 à l'aller), pour atteindre la finale de la Ligue des champions. L'entraîneur Eusebio Di Francesco l'assure, les giallorossi ont «envie de faire un nouveau miracle». Mais les Anglais sont prévenus et s'avancent confiants. Voilà ce qu'en ont dit les acteurs de cette rencontre en conférence de presse, mardi.
Une nouvelle rimonta ?
Eusebio Di Francesco (entraîneur de l'AS Rome): «On doit y croire. Avec la mentalité, ce public, cette passion, on a l'envie de faire un nouveau miracle. On joue une demi-finale de Ligue des champions, devant plus de 60.000 personnes. Donc il faut s'attendre à une équipe combative et qui donne tout. Ensuite, tout peut arriver 4-1, 0-0... Ce que je veux voir c'est de l'enthousiasme, l'envie de passer l'obstacle.»
Radja Nainggolan (milieu de terrain de l'AS Rome): «On n'a pas su faire ce qu'on devait faire sur 90 minutes. Mais on a mis deux buts à la fin qui nous laissent l'espoir de continuer. Mais on ne pourra pas refaire les mêmes erreurs.»
Jürgen Klopp (entraîneur de Liverpool): «Pour passer, la Roma doit gagner avec trois buts d'écart. S'ils réussissent, bravo à eux. Je ne dis pas que nous sommes déjà qualifiés, mais nous ne sommes pas non plus dans une situation difficile. Les matchs peuvent tourner en un instant. Mais ça n'est pas facile de jouer contre nous, il faut s'en souvenir.»
Georginio Wijnaldum (milieu de terrain de Liverpool): «La Roma a montré qu'elle était une bonne équipe et elle a marqué beaucoup de buts contre de très bonnes équipes. Mais nous on a montré contre City qu'on savait conserver un avantage. On n'a pas peur. On a déjà eu ce genre de situation à gérer.»
Liverpool et le précédent Barcelone
Jürgen Klopp: «La Roma était prête alors que certains pensaient peut-être que c'était déjà fini. Personne ne pensait à cette remontée, mais elle a eu lieu. Je n'avais pas besoin d'avertissement, mais c'en est un.»
Radja Nainggolan: «On sait tous que ça sera difficile, mais ça l'était aussi contre Barcelone et on l'a fait. Je pense que ça sera plus dur, ils sont meilleurs physiquement.»
Di Francesco: «Ce sont deux équipes complètement différentes, du point de vue tactique et de la mentalité. Liverpool est moins porté sur le jeu de passes, plus sur la verticalité. On ne doit pas seulement bien défendre, il faut marquer trois buts. On sait qu'il faut leur donner moins de profondeur. Mais si tu veux marquer trois buts, tu ne peux pas rester dans ton camp. Donc on leur donnera forcément des occasions de contre-attaque.»
Le danger Salah
Di Francesco: «Je ne peux pas mettre toute l'équipe du côté de Salah. On sait qu'il est très fort pour aller dans la verticalité. On doit mieux lire certaines situations mais on ne peut pas mettre trois joueurs sur lui. J'espère aussi que Dzeko pourra être décisif comme l'a été Salah. Avec ses qualités, il peut l'être.»
Klopp: «Il a progressé, il a pris beaucoup de confiance ici. Il a fait son parcours et il est devenu le footballeur qu'il est aujourd'hui et on a de la chance d'en profiter. Ce n'est pas moi qui lui ai appris à marquer des buts. Il a grandi avec le temps, il a eu des difficultés aussi, avec beaucoup de responsabilité, avec presque tout un pays sur ses épaules».


















