Ligue 2 : Le RC Lens se tourne déjà vers la saison prochaine, avec ou sans Sikora

FOOTBALL Officiellement maintenu en Ligue 2, le club sang et or devrait connaître de gros bouleversements à l'intersaison...

François Launay
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Eric Sikora, l'entraîneur du RC Lens
Eric Sikora, l'entraîneur du RC Lens — Philippe HUGUEN / AFP
  • Après une saison galère, Lens a enfin assuré son maintien en Ligue 2.
  • Le club se tourne déjà vers la saison prochaine.
  • Entraîneur du club depuis la fin août, Eric Sikora aimerait poursuivre l'aventure mais le club hésite.

Le cauchemar est enfin terminé. Après une saison noire qui l’aura parfois mené aux portes de la relégation, le RC Lens a décroché officiellement son maintien en Ligue 2 lundi soir à l’issue d' une victoire contre le Paris FC (1-0).

Seizièmes au classement à deux journées de la fin, les Sang et Or n’ont plus rien à craindre (ni à espérer) dans cet exercice 2017/2018 qui restera dans les annales pour sa médiocrité. Plus gros budget du championnat (38 millions d’euros), le club, qui visait initialement la montée en Ligue 1, s'est totalement planté.


Une saison en enfer

Recrutement raté, sept défaites lors des sept premiers matchs, un changement d’entraîneur dès la fin août (Casanova par Sikora), deux joueurs impliqués dans des affaires de violences conjugales (Douchez et Dja Djédjé), brouilles avec les supporters, n’en jetez plus le Racing a tout connu cette saison comme le reconnaît Eric Sikora à l’heure de tirer le bilan.

« Il y a eu beaucoup de choses qui n’ont pas été dans tous les domaines, sur et en dehors des terrains. Tu n’as jamais pu travailler sereinement », assure un entraîneur lensois désormais tourné vers l’avenir.


Sikora stop ou encore ?

Car Eric Sikora souhaite ardemment poursuivre l’aventure sur le banc lensois la saison prochaine. Et ne se cache pas pour l’affirmer haut et fort. « Moi, je suis sous contrat [jusqu’en juin 2019]. Je prépare la saison prochaine comme si j’étais entraîneur avec mon staff avec un groupe qu’on aura façonné et des joueurs qu’on aura voulus. Pour le moment, je n’ai pas eu de signes contraires donc on bosse », explique Capt’ain Siko.

Sauf que pour l’instant, la direction n’a rien confirmé. Enfin si. Le 12 mars dernier, dans une interview accordée à La Voix des Sports, Arnaud Pouille, directeur général du club affirmait : « C’est un groupe qu’il n’a pas constitué, qu’il est en train de sauver et il s’inscrit dans la constitution d’un projet axé sur la culture du club. »

Les dirigeants n’ont pas encore pris leur décision

Mais de l’eau a coulé sous les ponts. Depuis cette interview, Lens a souvent galéré, se couvrant même de ridicule en se faisant sortir en quart de finale de la coupe de France par Les Herbiers (National). Et deux mois plus tard, le même Arnaud Pouille, contacté par 20 Minutes, se montre moins catégorique. « Il y a encore deux matchs à jouer, ensuite un bilan va être tiré et des décisions seront prises. On communiquera en temps voulu », lâche le DG du club.

On a déjà connu soutien plus clair. Une chose est sûre, c’est Joseph Oughourlian, le propriétaire du club, qui tranchera en dernier recours dans un club où les pro et les anti Siko font valoir leurs arguments. De son côté, le coach s’attend à tout, même s’il reconnaît qu’il tomberait de l’armoire en cas d’au revoir prématuré.


« Si on me dit aujourd’hui, tu ne continues pas, je ne comprendrais pas »

« Dans le foot tu peux t’attendre à tout. Si on me dit aujourd’hui, tu ne continues pas, je ne comprendrais pas. Mais j’irai m’expliquer avec les personnes qui me diront que ça ne va pas. Il n’y a pas besoin d’un communiqué. C’est entre les dirigeants et moi. Je ne me prends pas la tête, je ne vais pas aller pleurer. Ça a été confirmé [par Arnaud Pouille le 12 mars]. Après, on verra bien ce qu’il se passera. Mais pour l’instant, je n’ai pas eu de bruit. J’avais une mission qui était d’assurer le maintien. Il fallait sauver le club et on l’a fait », rappelle Eric Sikora, qui planche déjà sur son projet pour la saison prochaine avec la montée comme ambition.


Une chose est sûre : « Il y a beaucoup de choses à changer et à revoir sur et en dehors du terrain » prévient le coach. Un ménage de printemps dont le technicien espère ne pas faire partie…