Affaire du SMS: Boudjellal répond une nouvelle fois à l'EPCR (et ne compte pas en rester là)

RUGBY Pas content du tout, mais du tout, du tout, Mourad Boudjellal…

W.P.

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Mourad Boudjellal
Mourad Boudjellal — David Niviere/SIPA

Texto-gate, saison 1, épisode 9. Mourad Boudjellal commence à prendre goût à adresser des lettres à l'EPCR. Dans la dernière, datée du 9 avril, il sous-entend que l’instance du rugby de clubs européen aurait falsifié une preuve concernant le prétendu SMS d’insulte envoyé par le boss du RCT à un des membres de l’EPCR. Et ce, même si cette dernière a récemment avoué que le SMS ne venait finalement pas d’un portable de Boudjellal. Extrait. Enfin pavé.

Votre avocat a produit une pièce comprenant le message texte incriminé sur lequel figure mon nom, pièce qui a servi de base à ma mise en cause devant votre instance disciplinaire et ce d’autant plus que votre préposé en charge de l’instruction a indiqué l’avoir reçu autour du 22 janvier 2018 en pleine phase d’instruction. Face à ma ferme contestation et à la suite de la plainte pénale que j’ai été contraint de déposer, vous affirmez maintenant que le message texte incriminé ne vient pas de moi et vous vous en excusez, ce dont je vous remercie. Cependant pour diligenter des poursuites vous avez associé mon nom à un numéro quelconque afin qu’il apparaisse au-dessus dudit message texte. Votre habile stratagème consiste à préparer une défense en faisant croire que vous avez associé mon nom à un numéro de téléphone erroné. »

Boudjellal « entend solliciter » des dommages et intérêts

Bref, le président de Toulon est furax et ne compte pas en rester là. Il annonce la couleur et pose ses conditions.

« Ces procédures abusives et accusations mensongères m’obligent depuis quelques mois à recourir à des avocats afin de veiller au respect de mes droits élémentaires. Cela entraîne des frais importants, en conséquence, je vous demande une provision de 50.000 euros à valoir sur les frais déjà engagés et sur les dommages et intérêts que j’entends solliciter dans le cadre des procédures judiciaires engagées », a-t-il en outre écrit. Cette histoire n’est pas près d’être terminée.