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Toulouse-Dijon: Allons enfants... «Il faut mourir pour le TFC», proclame Corentin Jean
FOOTBALL•Battu au Stadium samedi soir par Dijon (0-1), le TFC a enchaîné un huitième match d’affilée en Ligue 1 sans victoire…Nicolas Stival
L'essentiel
- Le TFC reste 17e et non-relégable, grâce aux défaites de ses poursuivants, Lille et Troyes.
- L’attaquant Corentin Jean appelle à la mobilisation générale.
Michaël Debève a tiqué dès la première question en conférence de presse ce samedi soir, lorsqu’on lui a parlé de la prestation décevante de son équipe, (0-1). « Je ne suis pas d’accord du tout » a rétorqué, calmement mais fermement, l’entraîneur toulousain, pour lequel seul le résultat est négatif.
Certes, ne gagne plus depuis huit matchs. Mais le technicien a dénombré « sept ou huit situations où on aurait pu marquer », là où certains esprits chagrins n’en ont recensé que deux ou trois, dont la frappe d’Andy Delort déviée sur la barre par le très bon gardien bourguignon Baptiste Reynet (54e).
Debève satisfait du jeu toulousain
« Après le but [de Kwon pour Dijon, 10e], nous avons tout mis en œuvre pour revenir, en ayant beaucoup de possession, en jouant très haut, en passant par les côtés, assure Debève. Sur l’investissement je n’ai rien à reprocher aux joueurs ». Et tant pis si , côté gauche, a monopolisé le ballon pour un résultat bien triste. « On a notre avenir entre nos mains », observe l’ailier ivoirien.
A raison, puisque Toulouse, même pris dans une spirale infernale de résultats négatifs, reste . « On a perdu, ce n’est pas bien, mais il n’y a pas d’incidence au classement », résume Debève, pas mécontent de l’indigence de Lille (19e) et Troyes (18e), également battus ce week-end, respectivement à Bordeaux (2-1) et Guingamp (4-0).
Les insultes des supporters
L’apparente placidité du technicien tranche avec l’énervement de nombreux fans du TFC, qui ont copieusement insulté leurs joueurs en fin de match. « Les supporters sont énervés, on les a déçus ce soir », est bien obligé de constater . L’attaquant n’est entré qu’à la 87e minute, le temps de voir sa frappe bloquée par Reynet.
« « Il y a un manque de confiance, de la fébrilité, de la peur de mal faire. La situation est critique. Il reste six matchs, six finales. Il faut mourir pour le TFC. » »
Sans aller jusqu’à de telles extrémités, gagner quelques matchs serait une riche idée, pourquoi pas dès samedi (15e), qui a concédé samedi à Amiens (3-0) son quatrième revers d’affilée. « Tout le monde est persuadé qu’on va le faire », lance Jean.
« Il nous manque entre huit et dix points, calcule Debève. Avec trois victoires, on peut s’en sortir. » Il reste justement : après Angers et avant Guingamp, la venue de Lille sera capitale. Et cette fois, il ne sera pas question de se satisfaire de « l’investissement » des Toulousains.



















