Ligue 1: Ce qu'il faut retenir de la première audience aux prud'hommes entre le Losc et Marcelo Bielsa

FOOTBALL Les deux parties se sont retrouvées ce mardi à Lille...

Francois Launay

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Bielsa réclame 18 millions d'euros au Losc.
Bielsa réclame 18 millions d'euros au Losc. — AFP
  • L’ancien entraîneur du Losc réclame 18 millions d’euros à son ancien club.
  • L’audience a permis de connaître le salaire touché par Bielsa à Lille soit 254.000 euros par mois.
  • Le tribunal rendra sa décision le 3 avril mais l’histoire est loin d’être terminée.

Match Bielsa/Losc : deuxième manche. Une semaine après le passage devant le tribunal de commerce où Marcelo Bielsa a été condamné à payer à son ancien club 300 000 euros de dommages et intérêts (les avocats d’El Loco ont fait appel de la décision) c’était au tour du tribunal des prud’hommes de Lille d’accueillir les deux parties. Résumé de l’audience.

>> A lire aussi : Le tribunal de commerce condamne Marcelo Bielsa à verser 300.000 euros de dommages et intérêts au Losc

A quoi a servi cette audience ?

Ce premier rendez-vous a donné lieu à une première passe d’armes entre les avocats de chaque partie. Les défenseurs de Marcelo Bielsa, qui ont fait une demande de référé, réclament ainsi 6,5 millions d’euros de provision pour leur client.

Une somme devant permettre à Marcelo Bielsa, qui n’a aucun revenu depuis son limogeage du LOSC, de subvenir à ses besoins le temps de trouver un autre club. « On a le droit de demander une somme provisionnelle quand le plaideur considère qu’il a une créance envers un débiteur », résume Me Carlo Brusa, l’avocat de Marcelo Bielsa.

Deux contrats au coeur des débats

L’essentiel des débats a porté ce mardi sur la nature des deux contrats signés entre l’entraîneur et le club nordiste. L’un signé le 14 février 2017 sous seing privé qui fixe des indemnités d’environ 15 millions d’euros, quel que soit le motif de la rupture de contrat. L’autre signé le 1er juillet 2017 qui exclut cette clause.

Et forcément, on n’a pas le même avis sur le contrat qui doit faire foi selon les différentes parties. « Dans un contrat de travail, il n’est pas prévu de clause de parachute doré », résume Bertrand Wambeke, l’avocat du Losc. C’est le 3 avril que le tribunal des prud’hommes rendra sa décision sur le montant de la somme provisionnelle à verser (ou non) à Marcelo Bielsa.

Va-t-il y avoir une autre audience aux prud’hommes ?

Oui. L’audience de ce mardi n’est pas entrée dans les détails. Le fond, c’est-à-dire les raisons qui ont poussé le Losc à se séparer de Marcelo Bielsa n’ont pas été véritablement évoquées. Même si l’on a appris que la lettre de licenciement faisait six pages et comportait de nombreux griefs reprochés à « El Loco ».

Les débats sur le fond auront lieu dans plusieurs mois. Il faut savoir que si les défenseurs du coach réclament dans un premier temps une somme provisionnelle de 6,5 millions d’euros, Bielsa souhaite toujours obtenir 18 millions d’euros de dédommagement.

Un accord à l’amiable est -il toujours possible ?

Oui. Tant que l’affaire n’est pas plaidée sur le fond, les deux parties peuvent se mettre d’accord sur une certaine somme. « Il y a toujours une possibilité de trouver un accord » assure Me Carlos Brusa, l’avocat de Bielsa. « Nous n’avons jamais reçu aucune offre chiffrée. J’attends », rétorque Me Wambeke, défenseur du Losc.

Quel était le salaire de Marcelo Bielsa au Losc ?

L’une des informations principales de cette audience aura été le dévoilement du salaire touché par Marcelo Bielsa à Lille. El Loco émargeait à 254.560 euros net mensuels soit 550.000 euros brut. Les émoluments financiers de ses adjoints s’élevaient à 6.000 euros mensuels pour Diego Flores (entraîneur adjoint), 21.667 euros pour Diego Reyes (adjoint), 21.667 euros pour Gabriel Macaya (préparateur physique) et 30.000 euros pour Pablo Quiroga (analyste vidéo).