«On vient de tuer la Coupe Davis», la réforme fait grincer des dents en France

TENNIS Nicolas Mahut s’est dit surpris et attristé après l’annonce de la réforme de la Coupe Davis…

A.L.G.

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Nicolas Mahut console Julien Benneteau, en larmes avant la finale de la Coupe Davis France-Belgique, le 24 novembre 2017 à Lille.
Nicolas Mahut console Julien Benneteau, en larmes avant la finale de la Coupe Davis France-Belgique, le 24 novembre 2017 à Lille. — PHILIPPE HUGUEN / AFP

La nouvelle est tombée comme ça, d’un coup, au milieu de tout, et par un simple communiqué de la Fédération internationale de tennis. La Coupe Davis va être réformée, et pas qu’un peu, puisqu’à partir de 2019, cette compétition historique devrait désormais se jouer entre 18 pays chaque année durant la semaine de novembre actuellement attribuée à la finale dans un lieu neutre. En gros, même si le nom ne devrait pas changer, la Coupe Davis est en train de disparaître. C’est ce que pense un Nicolas Mahut touché par cette nouvelle.

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« J’ai d’abord été abasourdi d’apprendre ça comme ça, par le biais d’un communiqué de l’ITF (la fédé internationale de tennis), sans avoir eu vent de quelconques discussions, a déclaré le joueur à nos confrères de L'Equipe​. Sur la réforme c’est simple, on vient de tuer la Coupe Davis. L’essence même de cette compétition historique est de pouvoir jouer à l’extérieur et à domicile. (…) On est en train de toucher à ce qui fait l’histoire de notre jeu. (…) Ca m’attriste beaucoup. »

« L’oseille contre la tradition »

Pour être définitivement validée, cette réforme sera soumise aux votes lors de l’assemblée générale de l’ITF, qui se tiendra en août prochain à Orlando. « J’espère que la FFT votera non, c’est mon souhait personnel, a tranché Mahut. En tant qu’amoureux de cette compétition, je ne peux soutenir cette réforme. »

Si on ne connaît pas encore l’avis de Yannick Noah, le capitaine de l’équipe de France, vainqueur de l’édition 2017, pour Cédric Pioline, son adjoint, tout est une question de gros sous : « Il y a 20 millions de prize money, tout le monde va vouloir la jouer. La question essentielle est de savoir où va aller cet argent. C’est encore une fois l’oseille contre la tradition (…) Si c’est vraiment ce format qui est appliqué, il faut qu’ils aient le courage de leur réforme et qu’ils disent ouvertement : il n’y a que l’argent qui compte, on enterre la Coupe Davis et on fait une autre épreuve. »