JO 2018: Un Japonais premier dopé des Jeux de Pyeongchang

JEUX OLYMPIQUES Le comité olympique japonais, qui n'a pas confirmé le cas, doit tenir une conférence de presse à la mi-journée à Pyeongchang...

M.C. avec AFP

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Le Japonais Kei Saito (au premier plan) 
à Innsbruck, le 18 janvier 2012.
Le Japonais Kei Saito (au premier plan) à Innsbruck, le 18 janvier 2012. — Kerstin Joensson/AP/SIPA

Le patineur de vitesse japonais Kei Saito, spécialiste du short-track, est le premier cas officiel de dopage des JO de Pyeongchang, a annoncé mardi le Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi de l’affaire.

« Kei Saito a été testé positif à l’acétalozamide, un produit diurétique considéré comme masquant, durant un test hors compétition », précise le TAS qui indique que le sportif a accepté d’être « provisoirement suspendu » et a quitté le village olympique.

« Je veux me battre pour prouver mon innocence, a fait savoir le patineur dans un communiqué. Je suis extrêmement surpris (…) je n’ai jamais pris de produits dopants et n’ai donc jamais eu l’intention de les cacher. »

« J’ai accidentellement mis une substance interdite dans ma bouche »

« Aucune substance interdite n’a été détectée lors d’un test que j’ai effectué le 29 janvier [juste avant de partir pour les JO] », ajoute Saito. « C’est donc faux de penser que j’ai pu prendre volontairement des produits (…) La seule possibilité est que j’ai accidentellement et inconsciemment mis une substance interdite dans ma bouche », avance-t-il.

Bien entendu, Saito n’a pas le droit non plus de participer à la moindre compétition en dehors des JO tant que son cas est à l’étude pour sanction par le TAS. Le patineur indique également qu’il a préféré quitter le village et accepter cette sanction provisoire afin d’éviter de causer « des soucis aux autres membres de l’équipe qui participent aux JO ».

Son cas pourrait aussi servir d’exemple

A deux ans des Jeux de Tokyo, l’annonce tombe mal, après une sombre histoire en janvier de kayakiste droguant son adversaire pour s’ouvrir la route des JO 2020. Yasuhiro Suzuki, 32 ans, avait écopé de la part de l’agence antidopage de son pays d’une interdiction de pratiquer sa discipline pendant huit ans.

Même si la perspective des Jeux d’été ne concerne pas Saito directement, lui le sportif des Jeux d’hiver, son cas pourrait aussi servir d’exemple. Cet étudiant en biologie humaine, dont la sœur Hitomi participe également aux Jeux de Pyeongchang, était une des promesses du sport nippon. Il avait ainsi pris la 3e place des Mondiaux juniors de short track avec le relais national sur 3.000 m, en 2013 puis 2014.