JO 2018: Le TAS rejette l'appel des 47 athlètes russes qui voulaient participer aux épreuves

DOPAGE Il y aura donc 168 athètes russes qui participeront à la compétition sous la bannière olympique...

J.L. avec AFP

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Le Russe Alexander Tretiakov, champion olympique de skeleton à Sotchi, a été déchu de son titre par le CIO pour dopage, le 22 novembre 2017.
Le Russe Alexander Tretiakov, champion olympique de skeleton à Sotchi, a été déchu de son titre par le CIO pour dopage, le 22 novembre 2017. — Kerstin Joensson/AP/SIPA

L'appel des 47 Russes qui souhaitaient participer aux jeux Olympiques de Pyeongchang a été rejeté par le Tribunal arbitral du sport, a annoncé vendredi le TAS à quelques heures de la cérémonie d'ouverture des JO-2018. Le Comité international olympique (CIO) a accueilli «avec satisfaction» une décision qui «appuie la lutte contre le dopage et clarifie les choses pour tous les athlètes».

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Sans surprise, les Athlètes olympiques de Russie (OAR) se sont montrés plus sévères: «Il est dommage que la délégation ne soit pas plus grande», a regretté Konstantin Vybornov, chef de presse de l'OAR, précisant que le nombre de 168 athlètes présents à Pyeongchang était «définitif». La chambre ad hoc du TAS, installée à Pyeongchang pendant la durée des Jeux, «a rejeté l'appel déposé le 6 février par 32 sportifs russes contre une décision du Comité international olympique» de ne pas les inviter, a déclaré devant la presse le secrétaire général du TAS Matthieu Reeb.

Le TAS a également «rejeté l'appel de 15 sportifs et entraîneurs russes déposé le 7 février», des sportifs et entraîneurs eux aussi soupçonnés d'avoir profité d'un vaste système de dopage institutionnalisé mis en place en Russie, et mis au jour par l'Agence mondiale antidopage avec l'aide de lanceurs d'alerte.

Pour le moment, 168 sportifs russes considérés comme «propres» par le CIO sont donc admis à participer aux JO sous la bannière olympique, en raison de la suspension du Comité olympique russe. Cette suspension décidée le 5 décembre fait suite à la mise au jour d'un vaste système de dopage institutionnalisé sur plusieurs années en Russie, notamment lors des JO de Sotchi-2014.