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Le lanceur de poids Frédéric Dagée devient 3e meilleur performeur français

Nice: Le lanceur de poids Frédéric Dagée devient 3e meilleur performeur français

LANCER DE POIDSLe licencier du Nice Côte d’Azur Athlétisme a battu son record personnel avec un jet à 20,36 m…
Mathilde Frénois

Mathilde Frénois

L'essentiel

  • Frédéric Dagée a établi son record lors de sa première compétition de la saison, le week-end dernier à Nice.
  • Membre de l’équipe de France, il est toujours à la recherche de sponsors.

C’est ce que l’on appelle une rentrée réussie. Pour sa toute première compétition de la saison, le week-end dernier à Nice, Frédéric Dagée a réalisé un jet à 20,36 m. Une marque qui envoie directement le lanceur de poids azuréen dans le Top 3 des meilleurs performeurs de France, derrière Yves Niaré et Gaëtan Bucki.

C’est à domicile que le licencié du Nice Côte d’Azur Athlétisme a réalisé son « super départ » : « J’étais dans de très bonnes conditions, se souvient-il. Ce n’était pas une surprise, car je savais que j’étais prêt physiquement. » Et pour cause. Frédéric Dagée s’entraîne « tous les jours » au Creps de Saint-Raphaël : des séances de musculation la moitié du temps, la technique occupe le reste de son emploi du temps.



A la recherche d’un sponsor

Mais Frédéric Dagée n’est pas professionnel. « C’est très compliqué. Je ne gagne pas ma vie, explique-t-il. Cela fait neuf ans que je suis en équipe de France jeune et senior, que je suis le meilleur de la discipline et, pour l’instant, je ne suis pas capable d’avoir une seule paire de baskets financée par un sponsor. » Alors, l’athlète niçois est coaché par un entraîneur « dévoué » qu’il n’a pas les moyens de rémunérer. Et il vit dans une chambre de 15 m2 du Creps de Saint-Raphaël. « A 25 ans, c’est difficile, dit-il. Mentalement, il faut avoir beaucoup de volonté. »

Et surtout avoir la passion pour son sport. Ayant pris sa première licence en lancer de poids en 2005, à 13 ans, après avoir vu des athlètes dans un stade, Frédéric Dagée adhère aujourd’hui à « la force et la puissance mais aussi au travail technique et la finesse » de la discipline : « C’est loin de l’image de bourrin. Il ne s’agit pas juste de pousser le plus loin possible. Il faut allier une puissance énorme en étant techniquement très propre. »

Un aspect « technique » que Frédéric Dagée tentera une nouvelle fois de montrer aux sponsors et au public, ce week-end, lors d’une compétition à Lyon. Avec, en ligne de mire, une sélection aux championnats de France, fin févier. Puis viendra la préparation des championnats d’Europe en plein air, cet été à Berlin (Allemagne), pour une première participation.