Coupe Davis France-Belgique: Corons version tennis, tambours et tifos, cette fois on ne devrait pas perdre en tribunes

TENNIS Malmenés par les Suisses il y a trois ans, les supporters français ont prévu de faire face à la grande migration belge pour gagner la bataille des tribunes...

François Launay (avec B.V.)

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Les fans belges sernt environ 4000 par jour dans les travées du stade Pierre Mauroy
Les fans belges sernt environ 4000 par jour dans les travées du stade Pierre Mauroy — EMMANUEL DUNAND / AFP

Tout semblait réuni pour qu’ils débarquent en masse. Proximité de la frontière (15 km entre le stade Pierre Mauroy et la Belgique), possibilité d’inscrire son nom pour la première fois au palmarès ou encore bonne occasion de faire la fête pas trop loin de chez soi.

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Et pourtant, les supporters belges ne seront pas si nombreux que cela, ce week-end pour la finale de la coupe Davis. Enfin, pas dans les proportions imaginées comme à l’Euro 2016 où des dizaines de milliers de fans des Diables Rouges avaient envahi les rues de Lille avant le quart de finale (perdu) contre le Pays de Galles.

Au maximum, 4.000 Belges par jour soit 15 % de la salle

Pour cette finale de la coupe Davis, ils seront au maximum 4.000 par jour dans les travées du stade Pierre Mauroy. Très correct mais pas de quoi rivaliser avec les 23.000 fans des Bleus qui composeront le reste de la salle (27 000 places).

Tant mieux, finalement. Parce qu'il y a trois ans, lors de la finale contre la Suisse, le public français s'était fait gentiment « croquer » par la Suisse à l'ambianco-mètre. « Ça nous avait marqué bien sûr, se souvient Brigitte Valade, président de l'ASEFT, la principale association de supporters. D’autant plus que la salle est configurée de telle façon que le son passe très mal et qu’il est difficile de diffuser les chants en hauteur quand on est proche du court. »

Les Corons versions tennis

Niveau repartition, voilà ce que ça devrait donner: 300 supporters belges seront placés juste derrière le banc de touche de leur équipe et 2.400 autres dans la même tribune au deuxième niveau du stade et en face du banc de touche belge. Côté Français, deux gros groupes de supporters se répondront et se complèteront, un dans chaque tribune: l'ASEFT et la Watfa (le groupe de supporters mis en place par un sponsor, la BNP). Et que les meilleurs gagnent.

« Avec le groupe qu’on a, ça va vraiment donner sans problème, rassure Christian, du groupe Watfa. On va mettre l’ambiance, je peux vous le promettre. On a un meneur qui nous fait répeter tous les matins des matchs nos chorégraphies, nos chants, etc... Là, il y en aura une version spéciale des Corons à la mode tennis. Les paroles, c'est ♫ Au Nord, c'est la Coupe Davis, pour tous les fans de tennis ♫.» 

A l'Aseft, on promet grosse caisses, tambours, chants et tiffo à l’entrée des joueurs. « On a lancé une grosse opération de communication (#TousenBleu) et on espère que le public va jouer le jeu pour que le stade soit à fond derrière l’équipe. Des kits supporters vont être distribués. Après, ce qui se passera sur le terrain influencera forcément l’ambiance », enchaîne Sébastien Hette, directeur opérationnel de la finale France-Belgique pour la Fédération Française de Tennis.

Bref, ce sera peut-être pas la Bombonera, mais pour une finale de Coupe Davis, y a de quoi faire. « J'ai un mauvais souvenir du public serbe, se rappelle Brigitte Valade, en référence à la finale perdue en 2010. On sentait l'hostilité. Et ce n'était pas juste les supporters adverses, c'était tout le public. Nous, on va rester bon esprit, on peut gagner la bataille des tribunes mais on ne doit jamais siffler l'adversaire. »