Stade Rennais: Avant son retour à Strasbourg, Jean-Marc Kuentz a reçu «pas loin d'une centaine de messages»

FOOTBALL Visiblement, personne en Alsace n’a oublié l’actuel adjoint de Sabri Lamouchi…

Jeremy Goujon

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L'entraîneur adjoint Jean-Marc Kuentz, ici à la Piverdière.
L'entraîneur adjoint Jean-Marc Kuentz, ici à la Piverdière. — Stade Rennais F.C.
  • Adjoint de Sabri Lamouchi au Stade Rennais, Jean-Marc Kuentz connaît par cœur le Racing Club de Strasbourg, adversaire des Rouge et Noir samedi soir.
  • Le technicien alsacien a passé 25 ans au RCS, où il a occupé plusieurs fonctions.
  • Mais jamais celle d’entraîneur n°1 de l’équipe première, rôle pour lequel il n’est pas, selon lui, taillé (quel que soit le club).

Le hasard fait bien les choses. Samedi soir à Strasbourg (20 heures), Sabri Lamouchi s’assiéra pour la première fois sur un banc de touche de Ligue 1 en tant qu’entraîneur, là même où il disputa son premier match en D1, le 29 juillet 1994 (avec l’AJ Auxerre).

« La boîte vocale de votre correspondant est pleine »

À la Meinau, le coach du Stade Rennais n’aura toutefois pas le monopole du clin d’œil historique. Le match aura en effet une saveur très particulière pour son adjoint, Jean-Marc Kuentz, « enfant du Racing » pour y avoir œuvré durant un quart de siècle, entre 1980 et 2012.

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« Ce n’était vraiment pas calculé », jure avec le sourire le natif de Colmar (52 ans), dont le téléphone ne cesse de retentir depuis le début de la semaine. « Je n’ai jamais eu autant de messages, on ne doit pas être loin de la centaine ! Ça fait plaisir que beaucoup de gens pensent à moi. ».

Des triomphes inoubliables

Alors que plusieurs connaissances sont toujours en place en Alsace, le technicien ne cache pas qu’« il y aura un peu d’émotion », ce week-end. Quand on a été successivement joueur, entraîneur de l’équipe réserve (plus tard des U17), adjoint en A et directeur du centre de formation de la même institution, forcément, ça laisse des traces.

À la manœuvre avec les Rouge et Noir.
À la manœuvre avec les Rouge et Noir. - Stade Rennais F.C.

« Je garde trois souvenirs très forts de Strasbourg, que je mets sur un pied d’égalité, rembobine Kuentz. D’abord, la victoire en Coupe de France contre Amiens [en 2001]. Gagner un titre pour son club, c’est quelque chose qui restera gravé à jamais, même s’il y avait en parallèle la frustration de la descente. Ensuite, c’est la remontée immédiate, l’année d’après, avec Ivan Hašek. Enfin, notre succès en Coupe Gambardella face à Lyon |2006]. C’était la récompense de la politique sportive mise en place à l’époque par Marc Keller [manager général devenu président du RCS]. »

Il préfère l’ombre à la lumière

S’il a secondé bon nombre de coachs dans le Bas-Rhin, de René Girard à Hašek en passant par Pierre Mankowski et les Bretons Claude Le Roy et Yvon Pouliquen, Jean-Marc Kuentz n’a curieusement jamais été LE boss.

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« Je pense qu’il faut savoir ce pour quoi on est fait, estime l’intéressé. Ma vocation première est la formation. Par un concours de circonstances, je me suis retrouvé avec les pros, et ça a été une expérience enrichissante, car quand on veut être un bon formateur, il est important de bien connaître les rouages du milieu professionnel. À la suite du dépôt de bilan [août 2011], je suis resté une année pour aider le club à se reconstruire, puis j’ai eu cette belle opportunité de travailler avec Sabri [rencontré par l’intermédiaire du préparateur physique et mental Jean-Paul Ancian]. Je n’aspire pas à être n°1, je n’ai pas cette envie et je ne pense pas non plus avoir les qualités pour. J’essaye d’être le meilleur adjoint possible, sinon je retournerais bosser avec les jeunes. »

Après la sélection de Côte d’Ivoire (mai 2012-juin 2014) et le club qatari d’El Jaish (décembre 2014-juillet 2017), Kuentz a récemment ouvert le troisième chapitre de sa collaboration avec Lamouchi. Deux hommes pour un « double clin d’œil », donc, samedi à la Meinau…