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On a vécu le match de Coupe Liffré-Vannes avec Jean-Michel Badiane

Coupe de France: On a vécu le match du 7e tour Liffré-Vannes avec Jean-Michel Badiane

FOOTBALLL’ancien défenseur du PSG était l’invité d’honneur du Petit Poucet bretillien, ce dimanche…
Jeremy Goujon

Jeremy Goujon

L'essentiel

  • Vainqueur de la Coupe de France en 2006, Jean-Michel Badiane était à Liffré (Ille-et-Vilaine), ce dimanche, pour donner le coup d’envoi fictif du 7e tour contre Vannes.
  • Le Petit Poucet bretillien (Régional 3) aura tenu la dragée haute aux Morbihannais (National 3), mais s’est finalement incliné sur le score de 1-2.

À notre arrivée au stade Nelson-Paillou de Liffré, ce dimanche après-midi, une question nous taraude : comment les amateurs bretilliens (Régional 3) ont fait pour attirer le Parisien pur jus et ancien joueur du PSG Jean-Michel Badiane (34 ans), lauréat de la Coupe de France en 2006 ?

« C’est très simple : le président du club [Christian Mainguené] est un ami de ma belle-famille, explique le désormais consultant pour SFR Sport. Comme on est très souvent amenés à se voir, il m’a demandé si ça ne me posait pas de problème, ce week-end, de venir donner le coup d’envoi fictif du match du 7e tour opposant son équipe au Vannes OC [National 3]. Comme je ne travaillais pas, j’ai répondu avec plaisir à l’invitation. »

14 h 31. Une fois sa mission accomplie, Jean-Michel Badiane regagne « l’espace VIP » de la tribune liffréenne, ambiancée par le « Kop Marcassin ». L’emblème de l’USL est effectivement le sanglier, à l’instar du CS Sedan Ardennes, où a également évolué l’ex-défenseur professionnel au cours de sa carrière (2006-2009). Trois divisions d’écart séparent les deux formations du jour, au moment où l’arbitre de la rencontre lance pour de bon les hostilités.

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« Les matchs de Coupe, c’est toujours particulier, aussi bien pour le Petit Poucet, qui a envie de créer l’exploit, que pour le "gros", qui, lui, n’a pas envie de faire la Une des journaux dans le mauvais sens, pose Badiane. Mon pronostic ? Je suis tellement mauvais dans ce domaine… Aujourd’hui, je suis pour Liffré, donc je vais donner Vannes gagnant, en espérant que l’inverse se produise, comme d’habitude (sourire). »

14 h 48. Après un premier quart d’heure équilibré, l’attaquant vannetais Franck Dufrennes, première recrue du… PSG en 2012-2013, douche l’enthousiasme local en ouvrant le score (0-1), profitant d’un mauvais timing de la défense adverse. « Les conditions climatiques, notamment le vent [qui a soufflé très fort en Ille-et-Vilaine], compliquent l’appréciation des trajectoires, en particulier dans la gestion de la profondeur, analyse notre spécialiste. C’est dommage, car le début de match des Liffréens était cohérent. Mais il y a encore beaucoup de temps pour revenir dans la partie. »

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14 h 59. Le Kop Marcassin explose. Le capitaine Guillaume Le Scornet vient en effet d’égaliser en faveur des Jaune et Noir (en rouge pour l’occasion), d’un sublime enroulé du gauche dans la lucarne (1-1). Si cela n’enlève rien à la beauté de l’action, le ballon aurait-il lobé le gardien sans Éole ?

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« Ça, on ne le saura jamais, réagit Jean-Michel Badiane. En tout cas, l’intention était là. Ce que je note, c’est la qualité de la prise de balle. La capacité dans la prise de décision aussi, est bonne. Après, on en revient toujours à cette part d’irrationnel propre à la Coupe de France : il ne remettra peut-être pas ce but-là dans la saison (sourire), mais c’est aujourd’hui qu’on lui demande de la mettre au fond, donc bravo à lui. »

15 h 18. Les 22 acteurs rentrent aux vestiaires dos à dos. La parité reflète d’ailleurs la physionomie des débats, comme le souligne Badiane. « Le terrain est difficile, ce qui ne doit pas avantager le Voc. Ça engendre un nivellement des valeurs, on l’a vu sur cette première période. Mais on assiste à un match plutôt plaisant pour l’instant, et Liffré doit continuer dans cette voie qui consiste à faire durer le match. Il faut amener Vannes à forcer certaines situations de jeu pour l’emporter. »

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15 h 51. Julien Guillou a-t-il entendu les propos du special guest ? Toujours est-il qu’après la pluie (cinglante) et les arcs-en-ciel, l’attaquant liffréen tombe dans la surface et obtient un penalty. « Depuis la tribune, c’est compliqué de voir s’il y a faute ou pas, juge l’ancien Parisien. À sa place, j’aurais joué le coup de la même façon : mettre mon corps en opposition et attendre qu’on vienne me rentrer dedans (sic). » Censé transformer la sentence, Guillaume Le Scornet bute cependant sur Ibrahima Sy. Rodrigue Ambrosio est à l’affût, mais sa reprise heurte la barre transversale.

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« Ça prouve une fois de plus qu’un penalty, c’est bien plus qu’un pile ou face, affirme le consultant SFR Sport. C’est un vrai geste technique qu’il faut bien négocier. Malheureusement pour Liffré, ce n’est pas passé. » Les Sangliers ont-ils laissé passer leur chance ? « On verra au coup de sifflet final si on peut parler de tournant du match. »

16 h 01. Ayant haussé le rythme, Vannes éteint une deuxième fois le public liffréen, par l’intermédiaire de Christophe Coué (1-2). « C’est dû à un manque de concentration, assène Jean-Michel Badiane. Sur coup de pied arrêté [en l’occurrence un corner], ce n’est pas compliqué : les mots d’ordre sont concentration et agressivité. Quand il manque l’un de ces deux ingrédients, c’est compliqué d’être performant, peu importe le niveau. » Circonstance aggravante, « avec un peu plus de communication, le corner n’aurait pas dû être concédé ».

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16 h 24. L’arbitre siffle la fin du match. Deux ans après un scénario exceptionnel contre l’En Avant Saint-Renan (Finistère), l’US Liffré échoue encore aux portes du 8e tour de la Coupe de France, et « peut avoir des regrets », considérant la belle prestation délivrée, le penalty manqué et les circonstances du deuxième but visiteur.

US Liffré (R3) - Vannes OC (N3) Coupe de France / Tour 7

Posted by US Liffré Football on Sunday, November 12, 2017

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Reste que « malgré le froid », Badiane a apprécié le spectacle. Sa nouvelle mission était alors de réchauffer le cœur de ses proches, forcément déçus par l’élimination. « Ça va, ils en ont vu d’autres. Ils sont pour le Stade Rennais, donc… (rires). »