Ligue des champions: Sur un fil, Montpellier n’a pas le droit de se faire éliminer en Russie

FOOTBALL FEMININ Les Montpelliéraines, vice-championnes de France, battues 1-0 à l’aller, ont raté trop d’occasions franches à la Mosson pour ne pas remettre les compteurs à zéro en Russie…

Jerome Diesnis

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Lors du 16e de finale aller de Ligue des champions, l'attaquante du MHSC Stina Blackstenius a été omniprésente à la pointe de l'attaque mais terriblement maladroite au moment de conclure.
Lors du 16e de finale aller de Ligue des champions, l'attaquante du MHSC Stina Blackstenius a été omniprésente à la pointe de l'attaque mais terriblement maladroite au moment de conclure. — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

Sept ans après sa dernière apparition et une campagne achevée en demi-finale de la Ligue des champions, Montpellier ne peut pas être éliminé à Moscou ce mercredi (17h), contre les Russes de Zvezda, dès les 16e de finale.

Problème, les Héraultaises se sont déjà inclinées (1-0) à l’aller. Un incident de parcours ou une vraie désillusion pour leur entrée en lice dans la compétition. A 20 Minutes, on n’a pas peur de se mouiller. Alors, on vous l’annonce, les Montpelliéraines vont se qualifier.

Elles ne peuvent pas être aussi maladroites deux fois de suite. A la Mosson, Montpellier a gâché dix occasions très franches et au moins autant de situations dangereuses. Sur son banc, Jean-Louis Saez a eu du mal à y croire : « C’était une soirée cauchemardesque. C’est injuste de perdre ainsi. A nous de nous révolter. » La faute à la gardienne, un peu, mais surtout à une incroyable maladresse.

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Sur ce qu’on a vu à la Mosson, Perm, c’est niveau milieu/bas de tableau de D1. Et le bas de tableau de D1, c’est synonyme de score fleuve en foot féminin pour une équipe du calibre de Montpellier. D’ailleurs, elle vient d’en passer six à Rodez ce week-end. Les Russes n’ont fait que défendre à l’aller et il a fallu que ce soit Linda Sembrant qui marque contre son camp, sur leur seule demi-occasion du match.

Sofia Jakobsson est de retour. Et histoire de fêter ça, la Suédoise a planté contre Rodez. La vice-championne olympique, victime d’une rupture du ligament croisé en janvier, va former une attaque de feu avec Valérie Gauvin et Stina Blackstenius, omniprésente dans le jeu à la Mosson, mais si maladroite dans la finition.

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Trop de talents pour s’arrêter là. Trois internationales suédoises (Jakobsson, Blackstenius, Sembrant), cinq françaises appelées récemment en sélection (Torrent, Gérard, Gauvain, Karchaoui, Toletti) et trois autres qui ont déjà porté le maillot bleu, une Espagnole (Torrecilla), une Belge (Cayman), une Danoise (Veje), une championne d’Europe titulaire avec la Hollande (Dekker)… Sur le papier, elle a de la gueule cette équipe ! En face, avec seulement trois internationales russes, il n’y a pas match. Vraiment, le MHSC n’a pas le droit de se faire sortir.