Ligue 1: Casimir Ninga, le retour d'un grand blessé au MHSC

FOOTBALL L’attaquant du MHSC Casimir Ninga au parcours aussi improbable que son prénom, essaie de retrouver son niveau de jeu après sa rupture du ligament croisé. Dans la douleur…

Jerome Diesnis

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Casimir Ninga avec Montpellier, en 2015
Casimir Ninga avec Montpellier, en 2015 — PASCAL GUYOT / AFP
  • Casimir Ninga venait de planter cinq buts et une passe décisive en deux matchs quand il a été victime d’une rupture du ligament croisé.
  • L’attaquant attend son premier but cette saison pour se dire «Ca y est, c’est reparti».
  • Passé du Tchad au Congo, son parcours est aussi improbable que son prénom.

Un duel à l’entraînement, un choc et le ligament croisé antérieur du genou qui lâche. Des pleurs et presque dix mois sans rejouer un match officiel… C’était le 18 octobre 2016 et ce jour-là, le ciel est tombé sur la tête de Casimir Ninga. « J’ai passé un moment difficile à l’hôpital. Je n’étais pas bien et ma famille était inquiète. Je suis rentré en Afrique une semaine. Il fallait que je rentre pour les rassurer. Voir ma mère c’était important. »

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La rééducation, les séances de torture (de kiné), les soins. Comme tous ceux qui ont vécu la galère d’une longue blessure, l’attaquant du MHSC a baissé la tête pour ne penser qu’à retrouver le plus rapidement le chemin des terrains. Et, dans son cas, celui des filets. « J’attends mon premier beau but pour me dire : ça y est, c’est reparti. » Peut-être à Monaco, dès ce vendredi, même si le stade Louis II n’est pas le plus adapté aux résurrections.

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Pour le moment, Casimir n’est pas encore tout à fait redevenu Ninga. « Je ne suis pas à 100 %. J’ai eu un peu d’appréhension, mais il ne faut pas y penser sinon je ne me livrerai pas à fond dans les duels. J’ai encore un peu mal après les entraînements, après les matchs. Mais avec de glace, ça passe. »

« Le destin est tracé, Dieu décide de tout »

Casimir Ninga a dû réapprendre ce mot qui a longtemps figuré en toutes lettres dans son vocabulaire : patience. Son parcours complètement improbable l’a fait bivouaquer du Tchad au Congo où Serge Devèze, alors recruteur du MHSC (basé au Maroc), a repéré un talent de 22 ans. « Avant cela, j’avais fait un essai concluant à Laval, en L2, mais mon club avait refusé leur offre. »

Mais de combien était-elle lorsqu’on sait que le MHSC a négocié son transfert pour 75.000 euros ? Il n’en sait rien, et ne veut pas le savoir : « Le destin est tracé, Dieu décide de tout. »

« Le vrai Casimir c’est moi »

« Voici venu le temps des rires et des chants » : le générique de « L’île aux enfants » était devenu l’hymne de la Mosson quand Ninga, cinq buts et une passe décisive en deux matchs, a été foudroyé en plein vol en octobre dernier. « Non, je ne connaissais pas Casimir avant d’arriver en France, se marre le Tchadien. Je l’ai regardé… Mais le vrai Casimir, c’est moi ! » Montpellier n’a qu’une hâte : que ce soit tous les jours le printemps…