Top 14: Le syndicat des clubs dénonce un «conflit d'intérêts» entre Altrad et Laporte

RUGBY Le cas du président de Montpellier sera étudié mardi lors du comité directeur du syndicat des clubs...

N.C. avec AFP

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Bernard Laporte et Mohed Altrad, lors du match entre  Montpellier et Toulouse le 19 février 2017.
Bernard Laporte et Mohed Altrad, lors du match entre Montpellier et Toulouse le 19 février 2017. — Franck PENNANT / AFP

L'Union des clubs professionnels de rugby (UCPR) dénonce un «conflit d'intérêts» entre Mohed Altrad, président de Montpellier, et celui de la Fédération française de rugby (FFR) Bernard Laporte, a déclaré mardi son président Alain Carré.

«Président de club et sponsor: de quelle manière ne peut-il pas y avoir des doutes ou des suspicions de la part d'un club qui va engager des sommes extrêmement importantes au niveau de la FFR?», s'interroge Carré. Pour lui, la révélation en août de l'existence d'un contrat d'image entre Altrad et Laporte pour un montant de 150.000 euros «rajoute» à la défiance des autres clubs.

>> A lire aussi: Le ministère des sports va déclencher une enquête interne sur l'affaire Laporte-Altrad

Lundi à Paris, l'assemblée générale de l'UCPR, à laquelle 26 des 30 clubs professionnels français ont participé, a largement tourné autour de l'homme d'affaire héraultais, qui a répondu aux questions de ses homologues de Top 14 et Pro D2 sur plusieurs sujets de controverse: ses liens avec la FFR, la masse salariale de l'effectif du MHR ou encore le possible recrutement du Sud-Africain Johan Goosen, toujours sous contrat avec le Racing 92.

«La déontologie n'a pas été respectée sur plusieurs points»

Devenu à l'hiver dernier le premier sponsor à s'afficher sur le maillot du XV de France, en soutien de la candidature française à l'organisation de la Coupe du monde 2023, le président éponyme du groupe de matériel pour le BTP, 31e fortune de France avec 1,6 milliard de dollars selon Forbes, a expliqué s'impliquer «pour l'intérêt du rugby», selon Carré.

«L'UCPR n'a pas le pouvoir et n'est pas là pour sanctionner, simplement pour rappeler que nous avons une charte de déontologie. Il faut que la totalité des présidents respecte cette charte», a rappelé Carré, dirigeant de Colomiers. «Aujourd'hui, on considère qu'elle n'a pas été respectée sur plusieurs points. On va réfléchir à la suite à donner», a déclaré le président de l'UCPR, qui doit évoquer le cas Altrad mardi lors du comité directeur du syndicat des clubs à Orly.