Charlottesville: «J'aime les hot-dogs mais je n'aime pas la ségrégation»... Les sportifs américains se lèvent contre le racisme

ETATS-UNIS LeBron James, Michael Bennett et Kobe Bryant ont réagi aux violences de Charlottesville et aux propos de Donald Trump...

W.P.

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Michael Bennett
Michael Bennett — David Goldman/AP/SIPA

« Il y a toujours eu de la haine raciale aux Etats-Unis. On le sait, mais Donald Trump l’a remise à la mode. » Très engagé politiquement, LeBron James n’y est - comme à son habitude - pas allé avec le dos de la cuillère sur son compte Twitter. Le basketteur américain a vivement réagi aux violences racistes survenues à Charlottesville, samedi, ainsi qu’aux propos du président des Etats-Unis, lequel a modéré mardi ses propos sur les manifestants suprémacistes.

S’exprimant mardi soir dans le cadre de sa fondation, à Sandusky, dans l’Ohio, LeBron James a une nouvelle fois durement critiqué le président Trump : « J’ai cette occasion de parler, et je suis quelqu’un dont la voix est écoutée, et je dis que la seule façon pour nous de nous améliorer en tant que société et en tant que personnes est l’amour. C’est la seule façon par laquelle nous pourrons conquérir quelque chose ensemble ».

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Plus discret mais non moins incisif, son ancien rival Kobe Bryant s’est contenté d’un tweet ironique pour tacler Donald Trump par le biais d’un gif et du hashtag #presidency (présidence).

Michael Bennett, l’armée, les hot-dogs et la ségrégation

Inspiré par l’action de son homologue Colin Kapernick, le joueur de l’équipe de football américain des Seattle Seahawks, Michael Bennett, a décidé de ne pas se lever pour l’hymne américain tout au long de la saison à venir. Il l’a déjà fait pendant les matchs de pré-saison et a déclaré dimanche que les événements de Charlottesville avaient renforcé sa position.

« Tout d’abord, je veux m’assurer que les gens comprennent que j’aime les militaires – mon père était dans l’armée. J’aime les hot-dogs comme tous les autres américains. J’aime le football comme n’importe quel autre américain. Mais je n’aime pas la ségrégation, je n’aime pas les émeutes, je n’aime pas l’oppression », a-t-il dit.