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Coupe de France :Qui sont les Ultras de l’US Avranches ?

Avranches-PSG: Grève, tifos, pique-nique, l’US Avranches aussi a ses Ultras

FOOTBALLOn parle beaucoup des supporters parisiens, mais les « Ultras Avranchinais » n’ont pas grand-chose à leur envier…
Bertrand Volpilhac

B.V.

«Ça te dit d’aller voir le PSG mercredi à Caen ? Avec un pote on a un plan pour voir le match avec les Ultras d’Avranches… » C’est les yeux grand écarquillés et entre deux whisky coca que l’on a appris samedi soir lors d’une soirée Pacs qu’il existait donc des Ultras du club d’Avranches, qui affronte Paris mercredi en quart de finale de la Coupe de France. « Ouais mon pote, les Ultras Avranchinais, poursuit notre source. Ils sont deux. » Non en vrai, pas tout à fait, ils sont 42 membres. Ce qui est un peu plus, certes, mais beaucoup moins que leurs homologues parisiens, dont on a parlé cette année.

Alors oui, voilà, un club amateur naviguant entre la CFA2 et la National, avec un stade de 2.000 places pour une ville de 8.000 habitants, peut avoir un groupe d’Ultras. Il est né en novembre 1996 grâce à quatre potes - Miguel, David, Reynald et Thomas - et leur nom a été choisi par les joueurs eux-mêmes. Leur boss aujourd’hui, c’est Sébastien, 35 ans, que tout le monde appelle Youri depuis qu’il a régalé avec le maillot de Djorkaeff lors d’un petit tournoi entre potes. Et pour lui, la question du « mais pourquoi ? » ne se pose même pas :

« « Au fond, ça reste pareil que la Ligue 1. Peu importe le niveau, c’est aussi important pour le club d’avoir des fidèles qui sont là. J’adore le foot, j’adore mon club. Je trouve ça magnifique qu’un club de national ait des supporters. » »

Et c’est vrai, au fond. Ce n’est pas parce qu’on ne joue pas le Barça deux fois par an qu’on ne peut pas aimer profondément un club, « quitte parfois à s’en rendre malade, à ne pas en dormir quand son club ne va pas bien », avoue Youri. « C’est de la passion ». Et pas mal de temps aussi, forcément. D’ailleurs ça ressemble à quoi, le « job » d’un Ultra en National ? En vrai, ce n’est pas foncièrement différent de celui d’un grand club :

  • Être présent à domicile comme à l’extérieur
  • Préparer des animations d’avant-match (« on a prévu deux tifos pour le PSG, un de 7 mètres sur 8, l’autre de 5 sur 4 »)
  • Ambiancer le match
Les Ultras d'Avranches sous un tifo
Les Ultras d'Avranches sous un tifo - Youri/DR

Bon, pour être tout à fait transparent, s’il y « a toujours quelques Ultras Avranchinais » pour faire les déplacements, Youri se contente lui des cinq ou six plus « mythiques » de la saison, c’est-à-dire là où d’autres vieux groupes d’Ultras existent.

Ses plus marquants ? « Celui face à l’équipe réserve d’Auxerre, en 1998. On était parti tôt le matin, on avait un grand pique-nique à midi puis on avait visité des caves de Chablis. À Saint-Malo aussi, où les joueurs sont venus nous voir au restaurant après le match. Tout ça, c’est des grands souvenirs. »

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Les joueurs, forcément, les Ultras Avranchinais les côtoient un peu plus que leurs homologues du PSG. Surtout Youri, qui en dehors des samedis soirs où il tape sur son tambour, bosse juste à côté des terrains d’entraînement pour le service des sports de la mairie. Du coup, une relation s’installe. Et forcément, même s’ils ne sont pas une armée, les Ultras ont une certaine influence sur les mecs de l’US Avranches. En tout cas c’est ce que croit Youri, se souvenant du jour où avec un autre membre du groupe, ils avaient entamé une sorte de grève des encouragements. Il raconte :

« « On filait tout droit vers la relégation, ça faisait plus de deux mois qu’on n’avait pas gagné, on a essayé de trouver quelque chose qui puisse marquer et faire réagir les joueurs. Alors on s’est mis en pourtour, en dehors de la tribune, debout. Avec une banderole « On veut des guerriers !!! Sur le terrain et tous ensembles pour un maintien ??? ». Ça avait fonctionné, les joueurs étaient un peu vexés. On avait du faire une défaite sur les dix derniers matchs. » »

A priori, pas de bouderie prévue contre le PSG mercredi, même si ça se passe mal. On peut même faire confiance à nos Ultras pour envoyer du lourd sur leurs meilleurs chants pendant que Pastore enchaîne les extérieurs du pied.

Leur chanson préférée ? L’Avranchinaise, version remasterisée de la Marseillaise. C’est aussi ça, la magie de la Coupe de France.

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