Vendée Globe: La chance a tourné... Le Cléac'h file et Thomson est à l'arrêt... Le journal de la course

VOILE Armel Le Cléac’h a eu chaud, mais il reprend enfin du terrain sur Alex Thomson…

W.P., avec AFP
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Alex Thomson n'a pas réussi à revenir sur Le Cléac'h
Alex Thomson n'a pas réussi à revenir sur Le Cléac'h — LOIC VENANCE / AFP

C’est un peu le principe du Vendée Globe. Le vent souffle, la mer se déchaîne, puis laisse place au calme, au beau temps, à la mer plate. Et ainsi de suite. Armel Le Cléac’h a ainsi failli perdre sa première place dans une zone de calmes. Mais une fois de plus, le vent a tourné. Au bon moment.

Thomson est revenu à 30 milles de Le Cléac’h avant de perdre du terrain

On le sentait dégoûté par la météo, le pauvre Armel. A tel point qu’il s’était résigné à voir Alex Thomson revenir sur lui puis le dépasser. Finalement, ses prédictions ne se sont avérées qu’à moitié exactes. Certes, le Britannique est revenu à une trentaine de milles au pointage de 5h du matin, mais le skipper sur Hugo Boss n’a pas réussi à reprendre complètement Banque Populaire VIII, stoppé net dans sa progression par une bulle sans vent. résultat des courses, le Français possède à nouveau une centaine de milles d’avance sur son dauphin et peut souffler.

Le classement (à 12h)

1- Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII)

2- Alex Thomson (Hugo Boss)

3- Jérémie Beyou (Maître Coq)

4- Jean-Pierre Dick (St-Michel Virbac)

5- Jean Le Cam (Finistère Mer Vent)

Jean-Pierre Dick a franchi le cap Horn, Le Cam et Eliès le suivent

Et de cinq pour Dick, qui collectionne les passages du cap Horn. Fortement freiné par une bulle de vent inopinée, le skipper sur Saint-Michel Virbac a finalement franchi le cap mythique avec près de 24 heures de retard sur les prévisions initiales. Agacé par cette perte de temps, il voit le duo Jean Le Cam-Yann Elies fondre sur lui. Les deux hommes devront passer au Horn dans les heures à venir. La lutte pour le big four fait rage.



Kito de Pavant enfin à la Réunion

Secouru le 7 décembre par le Marion Dufresne, le navire ravitailleur des Terres antarctiques et australes françaises, Kito de Pavant est arrivé vendredi à la Réunion.



« J’ai eu une énorme chance », a déclaré De Pavant à son arrivée. « Lorsque tu prends le départ du Vendée Globe, tu sais que tu te diriges vers les emmerdes », a-t-il ajouté, marqué par l’abandon de son bateau en pleine mer, même s’il assure ne pas avoir « eu peur ». Au rayon des abandons, Stéphane Le Diraison a lui aussi rejoint la terre ferme et Melbourne vendredi.