Donald trump, lors du débat du 9 octobre 2016
Donald trump, lors du débat du 9 octobre 2016 — Robyn Beck / AFP

POLITIQUE

Etats-Unis: De la NBA à la NFL, les sportifs taclent les «discussions de vestiaire» de Trump sur Twitter

Les sportifs américains ont du mal à digérer les excuses avancées par Donald Trump…

Aux Etats-Unis, personne n’a apprécié - rétroactivement - les propos dégradants pour les femmes tenus par Donald Trump en 2005, et cela inclut les plus grands sportifs du pays. D’autant que le candidat républicain a qualifié cette casserole de « discussion de vestiaire » lors du deuxième débat présidentiel, une métaphore qui touche l’environnement sportif, et qui a logiquement fait réagir une bonne poignée d’athlètes.

« Je n’ai jamais entendu de propos de ce type dans un vestiaire », a par exemple écrit sur son compte Twitter CJ McCollum, joueur de l’équipe NBA des Portland Trailblazers.

Toujours sur les parquets de NBA, le joueur des Clippers, Jamal Crawford, a affiché son scepticisme d’un simple « discussions de vestiaires ? »

Jacob Tamme, joueur de l’équipe de football américain d’Atlanta, n’est pas plus ravi de voir le sanctuaire du sportif mêlé aux propos tenus par Trump.

« Arrêtez de parler des discussions de vestiaires », demande-t-il, toujours sur Twitter. Et d’ajouter que « ce n’est pas ce qu’on entend normalement (dans les vestiaires). Et même si cela l’était, cela ne se justifie pas ».

>> A lire aussi : Le vrai vainqueur du débat Trump-Clinton? C'est Kenneth Bone et son pull rouge

L’ancien joueur de basket LeVelle Moton, désormais entraîneur de l’équipe de l’université centrale de Caroline du Nord (NCCU) est allé encore plus loin.

« Je vais dans des vestiaires depuis que j’ai l’âge de cinq ans. Ce qu’a dit Trump ne relève pas de discussions de vestiaires, cela s’appelle du harcèlement sexuel », a-t-il indiqué sur les réseaux sociaux.

L’ancienne numéro une mondiale du circuit WTA et soutien déclaré à la candidate Hilary Clinton, Martina Navratilova s’est elle aussi montrée virulente. « Discussions de vestiaires ? Pour rien au monde », s’est-elle emportée l’ancienne.

Les temps sont durs pour le magnat américain qui a certainement perdu toute chance de devenir président des Etats-Unis dans cette affaire peu glorieuse.