Auto: Simon Pagenaud remporte le championnat IndyCar après avoir broyé la concurrence
AUTOMOBILE•Ilest le premier Français à s'imposer dans cette compétition depuis Sébastien Bourdais...N.C. avec AFP
Dix ans après son arrivée aux Etats-Unis, Simon Pagenaud a décroché dimanche le titre de champion au terme d'une saison qu'il a dominée de bout en bout et qu'il a conclue sur une victoire à Sonoma (Californie). A 32 ans, a réalisé sur le Sonoma Raceway son rêve d'enfant: il a soulevé l'imposant trophée remis au champion Indycar, sous une douche de champagne... californien, devant sa famille et ses proches, venus de France pour assister à son triomphe.
«Depuis que je suis arrivée aux Etats-Unis, je pense à ce moment, c'est même un rêve d'enfant d'être champion IndyCar», a rappelé Pagenaud qui a lancé sa carrière aux Etats-Unis en 2006 dans l'anonymat d'abord dans un championnat secondaire de monoplaces, puis en endurance, avant de faire ses premiers pas en 2011 en IndyCar.
Pour s'offrir ce titre et devenir le premier Français sacré dans le championnat de monoplaces le plus populaire en Amérique du nord, depuis , quadruple champion de Champ Car entre 2004 et 2007 - championnat concurrent absorbé en 2008 par l'IndyCar -, Pagenaud a réalisé une saison quasi-parfaite de la première course en mars à la 16e manche dimanche.
Le panache, jusqu'au bout
Fort d'une confortable avance au classement général avec 43 points d'avantage sur l'Australien Will Power, il aurait pu se contenter de calculer. Mais il a fait preuve de panache jusqu'au bout: il a d'abord décroché la pole position samedi en toute fin des «qualifs», sa septième de la saison, avant de dominer la course. L'équation était simple: il pouvait finir à l'une des cinq premières places et être sacré, quel que soit le résultat de Power, champion IndyCar en 2014 et triple vainqueur du GP de Sonoma. Mais il a mis un point d'honneur à l'emporter, après un duel de toute beauté avec l'Américain Graham Rahal qu'il a finalement devancé de plus de trois secondes sur la ligne.
Avec son week-end parfait où il a emmagasiné le maximum de points (100 pour la victoire, deux pour le plus grand nombre de tours en tête et un pour la pole position), , soit 127 de plus que Power et 155 de plus que son Brésilien Helio Castroneves. «Je fais des choses dont je ne me croyais pas capable, c'est grâce à un gros travail de préparation mentale cet hiver. Je me suis senti par moments invincible.» Et ça s'est vu.



















