Mort de Jules Bianchi: «Il y a quelque chose qui ne colle pas», assure toujours son père

FORMULE 1 Philippe Bianchi estime qu’on ne connaît pas encore toute la vérité sur le crash qui a entraîné la mort de son fils Jules…

N.C.

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Philippe Bianchi soutenu par le monde de la Formule 1 après la mort de son fils Jules, le 26 juillet 2015.
Philippe Bianchi soutenu par le monde de la Formule 1 après la mort de son fils Jules, le 26 juillet 2015. — Zsolt Czegledi/AP/SIPA

Cela fait plus d’un an, maintenant, que Jules Bianchi est décédé après avoir passé neuf mois dans le coma suite à son accident sur le circuit de Suzuka, en octobre 2014. Et le père du jeune pilote de Formule 1 n’en a pas fini avec sa quête de vérité. Dans une longue interview accordée à Minute-Auto, Philippe Bianchi persiste sur le fait qu’il y a eu beaucoup d’erreurs conduisant au terrible crash et que certains veulent se cacher.

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« J’ai engagé des avocats pour que la vérité soit dite et que les responsables paient pour leur faute, attaque-t-il. (…) Je le dis et je le répète, il y a clairement eu des erreurs de faites. Jules n’a pas eu un accident lié aux risques du métier. »

Philippe Bianchi raconte qu’il s’est rendu à nouveau sur place, au Japon, pour essayer de comprendre. Et qu’il n’y arrive toujours pas. « J’ai analysé des photos aériennes et la trajectoire du virage en question et, au vu des images, je ne comprends pas comment Jules a pu sortir ainsi et pourquoi il n’y a pas eu de réaction de sa part », dit-il.

La voiture de Jules Bianchi après son accident au Japon, le 5 octobre 2014.
La voiture de Jules Bianchi après son accident au Japon, le 5 octobre 2014. - PIXATHLON/SIPA

D’où son sentiment que toute la vérité n’a pas été révélée. « Je pense qu’il s’est passé quelque chose avant l’accident. Pour tous les accidents que la F1 a connu, même les plus terribles, il y a des replay mais cette fois-ci il n’y a aucune image de la FOM pour véritablement montrer ce qu’il s’est passé. (…) Pour moi, il y a quelque chose qui ne colle pas. On me doit la vérité. Je persiste et je signe, il n’a aucune responsabilité dans ce qu’il s’est passé, il y a eu beaucoup d’erreurs de faites. Il y a trop d’éléments qui font que cette course devait être arrêtée, que cette grue ne devrait pas être là, qu’il ne devrait pas y avoir de drapeau vert… c’était un cafouillis total ! »