JO 2016: «Ça me brise le cœur», lance Phelps à propos de la médaille d'Efimova

JO 2016 La nageuse russe est au centre d’une série d’affaires de dopage…

M.C.

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Michael Phelps à Rio, le 8 août 2016.
Michael Phelps à Rio, le 8 août 2016. — CHRISTOPHE SIMON / AFP

Alors que s’achève seulement le troisième jour de ces JO 2016, Rio retentit un peu partout de critiques et d’accusations liées au dopage. Il y a eu bien sûr les déclarations choc de notre Camille Lacourt national au sortir de sa finale de 100m dos, où il s’est classé cinquième. « Sun Yang il pisse violet », a balancé le nageur au sujet du Chinois suspendu trois mois pour un contrôle positif en 2014, qui n'était pas dans sa course.

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Autre cible des accusations de dopage, la Russe Yuliya Efimova, au centre d’une série d’affaires, qui a été abondamment conspuée et sifflée mardi avant le 100m brasse qu’elle a terminé avec la médaille d’argent. Lilly King, qui lui a soufflé la première marche du podium, l’avait déjà un peu allumée : « Je viens de prouver qu’on peut concourir propre et quand même finir en tête », a lâché la jeune Américaine.

Puis c’est le multi-champion Michael Phelps qui a pris la sulfateuse en balançant : « C’est triste qu’aujourd’hui, dans le sport, des gens contrôlés positifs non pas à une, mais à deux reprises aient l’opportunité concourir à ces Jeux. » « C’est contraire à ce que le sport est censé être et ça m’énerve », a-t-il ajouté après s’être qualifié pour la finale du 200 m papillon. « Cela me fend le cœur et j’aimerais que quelqu’un fasse quelque chose à ce sujet. »

En pleurs

a Russe Yulia Efimova, ouvertement critiquée par ses rivales pour son implication dans des affaires de dopage et repêchée in extremis pour les JO 2016, a de son côté demandé, la voix étranglée, à être comprise par les autres athlètes.

«Je peux comprendre certains athlètes mais ce que je n'arrive pas à comprendre, ce sont ceux qui font de la politique. Peuvent-ils imaginer une seconde ce que je ressens ?», a dit la nageuse au bord des larmes, en conférence de presse. «Après tout ce qui s'est passé l'année dernière, je suis heureuse d'être là et de pouvoir nager. Essayez de me comprendre et de revoir votre position sur moi», a-t-elle plaidé après avoir pleuré devant les journalistes à la sortie de sa course.