JO 2016: «Pense aux bas de contention», on a demandé à Laura Flessel comment Teddy Riner devait assurer en porte-drapeau

JEUX OLYMPIQUES L’escrimeuse raconte son expérience de 2012 alors que le judoka mènera la délégation française lors de la cérémonie d’ouverture ce vendredi…

Romain Baheux

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Laura Flessel confie le drapeau tricolore à Teddy Riner le 24 juillet 2016.
Laura Flessel confie le drapeau tricolore à Teddy Riner le 24 juillet 2016. — JEFF PACHOUD / AFP

De notre envoyé spécial à Rio,

« Savoure. » Nous sommes le 24 juillet dernier, jour de passage de témoin entre le porte-drapeau londonien et son successeur de Rio, et Laura Flessel délivre son unique conseil à Teddy Riner. Vendredi soir (samedi à 1h en France), l’ancienne escrimeuse, ambassadrice des cafés L'Or, suivra chaque pas du judoka géant depuis les tribunes du Maracana où se tiendra la tant attendue cérémonie d’ouverture des JO. Alors Teddy, si tu veux assurer sur la piste du Maracana, on te conseille de lire avec attention ces propos.

A quoi elle ressemble, la journée du porte-drapeau français avant la cérémonie d’ouverture ?

Déjà, on arrive plus tôt que le reste de la délégation au stade. C’est bête comme chou mais le CIO veut éviter absolument tout retard d’un porte-drapeau pour le défilé. Là, tu croises tes homologues des autres nations, tu enchaînes les selfies et tu attends le reste des athlètes de ton pays.

Et là, c’est l’attente…

Oui. On te met dans un stade annexe où tu suis la cérémonie d’ouverture sur grand écran. C’est ambiance doggy-bag et, on grignote pour passer le temps. Ah oui, il faut penser aux bas de contention aussi. Tu vas piétiner durant des heures, il faudrait éviter d’avoir mal aux jambes le lendemain.

« France ! » Et là, on entre sur le piste. Pour bien profiter de l’instant, il faut penser à quoi ?

Ben, à rien en fait. Enfin, ça te vient tout seul et tu ressens surtout énormément de fierté en tant qu’athlète. Là, tu as des images de ta famille, de tes amis, de tes coéquipiers et même de tes animaux de compagnie qui te viennent en tête.

Au fait, il est lourd ce drapeau ?

Ah non, pas du tout. En fait, il est fixé à une ceinture et ça enlève une bonne partie de son poids. Votre seule tâche, c’est de jouer avec le vent du stade pour le faire flotter au maximum. Si j’ai su le porter toute la soirée, Teddy ne devrait pas avoir trop de mal (rires).

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Une fois dans le stade, on…

(Elle coupe). On mitraille tout avec son appareil photo. Tout le temps. Heureusement qu’on a inventé le numérique, sinon on ne s’en sortirait pas. Chaque cliché est un souvenir inestimable. Même les photos floues, tu ne veux pas les effacer une fois chez toi. Et puis, quand le flamme olympique s’allume, c’est dur de retenir ta larme.

Vous vous êtes amusée à regarder votre portable après la cérémonie ?

Oui… Tu reçois des centaines de messages. Ça va des simples félicitations aux gens qui t’envoient des photos de leur télé en te disant « on t’a vu, regarde ». Ça te laisse dans l’ambiance de la cérémonie. Une fois dans ton lit au village olympique, je peux vous dire que le sommeil met longtemps à venir…