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L’Afrique du sud maîtrise l’Angleterre et s’offre un doublé mondial

L’Afrique du sud maîtrise l’Angleterre et s’offre un doublé mondial

FINALE – Les Springboks auront su imposer leur patience et leur puissance à des Anglais très valeureux…
Stéphane Alliès

Stéphane Alliès

La victoire au bout du sérieux. L’Afrique du Sud a remporté son deuxième titre mondial, en disposant difficilement de l’Angleterre 15-6, dans un Stade de France à forte coloration british.


Les Springboks ont su déjouer le piège que le XV de la Rose avait tendu aux Français en demi-finale. Avec discipline en défense et réalisme en attaque, les Sud-Africains sont parvenus à contenir une équipe anglaise qui a fini ce Mondial dans une forme et avec des ambitions de jeu qu’on ne lui avait plus connu depuis quatre ans. Car que ce fut dur pour les Boks, à mille lieux de leur victoire en poule 36-0.


Ceux qui s’attendaient à une finale le couteau entre les dents ont été servis. Bataille de petit périmètre, plaquages offensifs et chandelles virtuoses ont étayé une finale pas si fermée que cela.


Si tout s’est joué au pied en première mi-temps, où Montgomery (7e, 16e et 40e) et Wilkinson (13e) ont assuré, l’Angleterre aura approché la ligne d’essai à plusieurs reprises en seconde période. Sous l’impulsion d’un Wilco qui aura montré qu’il n’était pas qu’un 10 tapeur, déléguant même la tâche de l’occupation au toujours efficace Mike Catt, avec l’aide du jeune Tait (superbe percée pour un essai finalement refusé sur le fil, 45e) et du vieux lion Robinson, la Rose a retrouvé de couleur.


Faisant jeu égal en mêlée, et conquérant sur les rucks, les Blanc et rouge ont trouvé plus fort qu’eux à leur jeu.


Ultra-dominateur en touche (quelle partie encore du néo-Toulonnais Matfield!), les Boks ont su gérer la partie, et profiter de la sortie anticipée sur blessure de Robinson et la défaillance de Wilco au drop (deux ratés, 16e, 67e).


Avec un Percy Montgomery de gala sous les quilles et dans le jeu au pied, et un pack d’avant ne lâchant rien, l’Afrique du Sud a bien mérité son doublé planétaire. En rendant une copie à l’image de sa compétition. Forte devant, réaliste derrière.


Et puis il y a eu François Steyn. Le petit prodige aura illuminé la rencontre par ses plaquages, ses percées et son coup de pied. Quand, à 47m, il transforme une pénalité anodine (pour une obstruction anglaise sur leur propre relance), on se doutait que les Vert et Jaune prenaient un avantage définitif (+9 points). Ils passèrent les vingt dernières minutes à contenir la fougue anglaise, en la laissant venir au large et en prenant le dessus dans quasiment tous les impacts.


La magie de Madiba Mandela fonctionne par-delà les océans, l’Afrique du Sud est championne du monde.