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« On doit proposer autre chose »

« On doit proposer autre chose »

Jean-François Caujolle,
Recueilli par Benjamin Rassat-  ©2007 20 minutes

Recueilli par Benjamin Rassat- ©2007 20 minutes

Jean-François Caujolle,

Codirecteur du Masters Series de Paris.

A Paris, un tournoi de tennis est un événement en concurrence avec beaucoup d'autres spectacles. Que faut-il faire pour ramener du monde à Bercy ?

Avec un événement récurrent comme le BNP Paribas Masters, il faut faire preuve d'ingéniosité. La vérité, c'est que le public tennis n'est plus suffisant pour l'évènement. Ce n'est pas parce que le tennis marche moins bien. C'est simplement parce que les gens sont plus portés sur l'émotion rapide, sur l'idée de sortir de l'endroit en se disant : « C'était super, ça a pété de tous les côtés, je me suis éclaté. »

Est-ce une bonne chose ?

Quand je vais voir le Cirque du Soleil, je suis scotché sur ma chaise du début à la fin et je sors en disant : « J'en veux encore. » Alors nous, on s'est dit : On est à Bercy, on a un lieu incroyable pour faire de la musique, pour faire de l'image. Au Super Bowl, ils font venir les Rolling Stones ou Janet Jackson. C'est l'événement dans l'événement, autant attendu que le Super Bowl. Quand nous, on fait venir David Guetta le premier dimanche, on a ciblé une population de 18-25 ans. Et notre partenaire BNP Paribas nous dit : « 18-25 ans, c'est merveilleux ! Ça nous intéresse. » On a un gros budget pour ces animations, près de 300 000 euros. C'est quelque chose qu'on veut développer parce qu'on pense que le public va réagir.

Les meilleurs joueurs du monde ont parfois boudé ce tournoi ces dernières années. Pourquoi ?

A Paris, on en a peut-être un peu trop fait en se disant : « On a un évènement super, on a des joueurs qui sont livrés par l'ATP, on a une ville qui est magnifique et on n'a plus qu'à attendre. » Non, on n'attend pas, on doit proposer autre chose.

Vous êtes donc allé vers les joueurs pour connaître leurs desiderata. Est-ce que le changement de surface a beaucoup compté ?

Pour Federer et Nadal, c'était une condition sine qua non à leur venue.