Tour d'Italie: Grand vainqueur, Nibali s'est «libéré» quand il a «compris que c'était pratiquement perdu»

CYCLISME L'Italien a remporté dimanche le deuxième Giro de sa carrière, après avoir beaucoup souffert...

N.C. avec AFP

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Vincenzo Nibali a remporté le 2e Tour d'Italie de sa carrière, le 29 mai 2016.
Vincenzo Nibali a remporté le 2e Tour d'Italie de sa carrière, le 29 mai 2016. — Alessandro di Meo/AP/SIPA

Le champion d'Italie Vincenzo Nibali (Astana) a remporté dimanche à Turin la 99e édition du Giro, son deuxième succès dans le grand tour de son pays. La 21e et dernière étape est revenue à l'Allemand Nikias Arndt (Giant) après le déclassement pour sprint irrégulier de l'Italien Giacomo Nizzolo. Au classement final , Nibali (31 ans) a devancé le Colombien Esteban Chaves (26 ans) et l'Espagnol Alejandro Valverde (36 ans), présents pour la première fois de leur carrière sur le podium du Giro.

A 31 ans, le Sicilien a gagné son quatrième grand tour. Il est l'un des six coureurs dans l'histoire du cyclisme (avec Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Felice Gimondi, Bernard Hinault et Alberto Contador) à avoir gagné les trois grands tours nationaux (Giro, Tour de France, Vuelta).

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Cette fois, Nibali a retourné, avec l'aide d'une équipe Astana efficace (Kangert et surtout Scarponi) une situation très compromise à trois jours de l'arrivée alors qu'il était pointé à plus de quatre minutes et demie du Néerlandais Steven Kruijswijk, le vainqueur du week-end précédent dans les Dolomites.

La chute de Kuijswijk, vendredi, dans un virage du col d'Agnel a changé la donne. Nibali, renaissant après avoir été en difficulté sur les cols des jours précédents, a gagné l'étape à Risoul avant de porter l'estocade, samedi, dans le col de la Lombarde sur la route menant au sanctuaire de Sant'Anna di Vinadio. A la différence de son succès de 2013, quand il avait dominé la course de la tête et des épaules, le champion d'Italie n'a repris le maillot rose qu'à la veille de l'arrivée à Turin.

«Ce Giro a été très difficile, douloureux», a estimé celui qui est surnommé, au choix, le «Requin de Messine» ou le «Squale du détroit». «Je suis parti avec l'étiquette de favori et ça m'a un peu conditionné. Quand j'ai compris que c'était pratiquement perdu, je me suis senti libéré», a expliqué Nibali, qui a retrouvé à Turin ses parents venus fêter sa victoire.