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Radio cachée, au lit à la mi-temps... Gamins, on a tous suivi la Ligue des champions comme ça
FOOTBALL•Les internautes de «20 Minutes» racontent comment ils suivaient les gros matchs quand ils étaient petits. Et comment leurs enfants le font. Séquence nostalgie...Baptiste Binet (avec R. B.)
Gamin, c’est la pire frustration possible : se faire envoyer au lit par papa-maman alors que se dispute un match de dingues en Ligue des champions. Parce que se coucher à 23h, excité comme une puce après les buts de Jari Litmanen, Ronaldo ou Marouane Chamakh, selon les époques, ça n’aidait pas pour le réveil le lendemain pour aller à l’école.
Dans beaucoup de familles, on applique la règle du « au lit à la mi-temps ». Avec l’âge, on obtient le droit de voir la rencontre en entier. Pour Nicolas, c’est un match qui a tout changé. « J’avais 15 ans, j’étais encore au collège et les horaires de coucher en semaine étaient encore stricts. » Bon allez, on fait une exception. Pour un match de Monaco. En Europe, le Rocher est toujours sympa. Bingo.
« Mon père a proposé à des amis de rester diner et de regarder le match. Pour nous, c’était vraiment cool, se souvient-il. On allait se coucher tard et regarder du foot à la télé. Et quel match, 8 à 3… » Un soir de novembre 2003, La Corogne repart avec un excédent de bagages et huit buts dans les valises.
aDepuis, l’événement a créé une sorte de rituel. « Les amis de la famille refusent de regarder des matchs ailleurs que chez nous désormais ». Dans d’autres cas, les parents concèdent une exception en raison du caractère exceptionnel de la rencontre.
Et enfin, la méthode radio. Ces voix qui sauvaient vos soirées. Encore fallait-il rester discret. « Je me rappelle d’un huitième de finale Lyon-Real en 2010. Il y avait eu 1-0 au match aller, ma mère m’avait laissé regarder la première période mais m’avait envoyé me coucher après, se souvient Rolland. J’écoutais le match sous la couette. Et à un moment, j’ai laissé échapper un cri sur une action chaude. » Mince. « Elle m’a dit de descendre regarder la fin du match à la télé ». Le but de la qualification de Miralem Pjanic lui a assuré de beaux rêves.



















