Le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, a appelé mardi Rio à "travailler dur" pour les JO-2016, alors que le drapeau olympique, arrivé de Londres la veille, faisait étape à Brasilia, auprès de la présidente brésilienne Dilma Roussef.
Le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, a appelé mardi Rio à "travailler dur" pour les JO-2016, alors que le drapeau olympique, arrivé de Londres la veille, faisait étape à Brasilia, auprès de la présidente brésilienne Dilma Roussef. — Vanderlei Almeida afp.com

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JO 2016: Le Brésil se prépare pour la «pire attaque terroriste» possible

85.000 membres des forces de sécurité seront mobilisées...

Choqué par les attentats de 2015 à Paris, le Brésil se prépare «pour le pire scenario» à six mois des JO, même s'il n'a jamais subi d'attaque terroriste et que, vu de Rio de Janeiro, le Proche-Orient paraît bien lointain. «Nous ne pouvons rester indifférents à la barbarie de Paris. Nous sommes en état d'alerte permanent. Nous nous préparons pour affronter le pire scénario», explique Andreï Rodrigues, chef du Secrétariat à la sécurité pour les grands événements.

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Cet organisme gouvernemental s'est déjà solidement rodé avec la Coupe des confédérations de football et la visite du pape François en 2013, puis le Mondial-2014 de football. Quelque 85.000 membres des forces de sécurité -47.000 policiers et 38.000 militaires- seront mobilisés pour assurer la sécurité des 10.500 athlètes mais aussi des officiels, journalistes et touristes du monde entier attendus à Rio pour les Jeux (5-21 août). C'est le double de Londres en 2012.

Criminalité urbaine endémique du narco-trafic, vols, manifestations violentes: les autorités ont recensé douze menaces potentielles. Mais le risque terroriste s'est hissé en tête de liste après la vague d'attentats commis par Daech en 2015, à Paris, mais aussi en Egypte, en Tunisie, au Mali...Le 16 novembre, trois jours après les derniers attentats de Paris, le Français Maxime Hauchard, considéré comme l'un des bourreaux de l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie, avait ainsi posté sur Twitter cette menace explicite, depuis effacée: «Brésil, vous êtes notre prochaine cible».