Formule 1: Jules Bianchi est décédé vendredi à l'âge de 25 ans

AUTOMOBILE Il avait été victime d'un terrible accident au volant de sa Marussia à Suzuka (Japon) le 5 octobre 2014...

M.C. avec AFP

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Jules Bianchi à Suzuka le 5 octobre 2014.
Jules Bianchi à Suzuka le 5 octobre 2014. — ISIFA/SIPA

«Jules s'est battu jusqu'au bout, comme il l'a toujours fait, mais hier, sa bataille a pris fin», écrit la famille du pilote de F1 dans un communiqué. Jules Bianchi, qui était dans le coma depuis son accident au Grand Prix de F1 du Japon en octobre, est mort vendredi soir à l'âge de 25 ans au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nice, ont annoncé samedi matin ses proches, ajoutant: «Nous ressentons une peine immense et indescriptible».

VIDEO. Philippe Bianchi: «Quand on se lève, on pense à la vie de Jules, mais aussi à la mort»

La famille du petit prodige de la F1 remercie également «le personnel médical du CHU de Nice, qui l'a soigné avec amour et dévouement», ainsi que «le personnel du Centre Médical Général de Mie au Japon qui a pris soin de Jules immédiatement après son accident». «De même, nous souhaitons remercier les collègues de Jules, ses amis, ses supporters et tous ceux qui lui ont prouvé leur affection au cours de cette période. Ils nous ont donné la force nécessaire pour résister dans ces moments terribles», ajoute la famille.

Fernando Alonso, Kimi Raikkonen, Marco Mattiacci et les membres de l'écurie Ferrari rendent hommage à Jules Bianchi, le 12 octobre 2014. - HZ/PIXATHLON/SIPA

Conduire, «c'était sa vie»

Les proches de Jules Bianchi craignaient cette issue depuis plusieurs jours déjà. Sur France Info, le 13 juillet, son père, Philippe Bianchi s'était ainsi déclaré «moins optimiste» sur l'état de santé de son fils, constatant que celui-ci n'avait pas fait de «progrès significatifs».

«Faut avoir, à un moment donné, les pieds sur terre et se rendre compte de la gravité de la situation», avait-il ajouté, soulignant déjà qu'une issue mortelle était peut-être le moins mauvais des scénarios pour son fils, tant sa passion de l'automobile et du pilotage était grande: «Il nous avait dit que s'il lui arrivait un jour un accident du type de celui de Michael Schumacher (toujours dans le coma suite à un accident de ski), s'il avait ne serait-ce que le handicap de ne plus pouvoir conduire, il aurait beaucoup de difficultés à le vivre. Parce que c'était sa vie».

L'écurie Marussia sauvée cet hiver

Jules Bianchi n'aura donc jamais émergé du coma dans lequel il était plongé depuis son dramatique accident au volant de sa Marussia à Suzuka (Japon) le 5 octobre 2014. Il avait rejoint Marussia comme pilote titulaire en 2013, courant 34 Grands Prix.

En 2014, Jules Bianchi marquait à Monaco ses deux premiers points en F1, grâce à une 9e place acquise de haute lutte en partant du fond de la grille et malgré deux pénalités de cinq secondes, sur un circuit où il est très difficile de dépasser. Grâce à ses deux points, et aux revenus commerciaux qui vont avec, l'écurie Marussia a été sauvée cet hiver alors qu'elle avait déposé son bilan en octobre, après l'accident.