Présidence de la fFfa: Luis Figo retire sa candidature et dénonce une élection «qui n'en est pas une»

FOOTBALL Il ne reste plus qu'un candidat pour s'opposer à la réelection de Sepp Blatter...

J.L. avec AFP

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L'ancien joueur du Real et de l'Inter Milan Luis Figo, en 2012
L'ancien joueur du Real et de l'Inter Milan Luis Figo, en 2012 — MILOSAVLJEVIC/SIPA

Ils étaient cinq, ils ne sont plus que deux. Après David Ginola et Michael van Praag, Luis Figo a annoncé son retrait de la course à la présidence de la Fifa. «Luis est un candidat indépendant et a l'intention de le rester. Il n'ira pas aux Pays-Bas contrairement à ce que disent les rumeurs», avait pourtant expliqué un peu plutôt son porte-parole, en référence à une réunion informelle des opposants à Blatter aux Pays-Bas. Figo s'est expliqué ssur son profil facebook, dans une lettre où il n'épargne pas Blatter et le fonctionnement de l'institution.

«Est-ce que quelqu'un trouve normal que l'élection de l'une des plus grosses institutions de la planète se déroule sans débat public au préalable? Est-ce que quelqu'un trouve normal que l'un des candidats (sous-entendu, Blatter, ndlr) ne prenne même pas la peine de publier un programme sur lequel on puisse voter le 29 mai? [...] Cette élection est tout sauf une élection démocratique. C'est une plébiscite pour donner tous les pouvoirs à un seul homme, et je ne suis pas d'accord avec ça.

 

Running for president of FIFA resulted from a personal decision, taken after listening to many pertinent people in the...

Posted by Luís Figo on jeudi 21 mai 2015

 

A une semaine de l'élection présidentielle, les cartes sont définitivement rebattues: trois candidats assis sur le même réservoir de voix (pour schématiser les 54 voix de l'UEFA, opposée à Blatter, plus quelques autres frondeurs comme les États-Unis, déçus du Mondial-2022 attribué au Qatar) allaient au suicide électoral.

Van Praag, 67 ans, président de la Fédération néerlandaise de foot (KNVB), le savait, lançant dès le 23 mars: «Ce serait sage à un moment de s'asseoir et voir les équilibres, et soit laisser comme ça, ou alors retirer un ou deux candidats». Ce sommet des challengers à Blatter a eu lieu comme l'avait confirmé à l'AFP Renske Bruisma, porte-parole de la KNVB: «Tout le monde sait qu'il y a eu une discussion entre les candidats au sujet d'un éventuel regroupement de forces».

Le quotidien néerlandais «De Volkskrant», qui avait éventé le retrait de Van Praag dès mercredi, a dépeint le tableau des forces en présence. Les trois challengers ont voyagé à travers le monde afin de convaincre les présidents des fédérations (209) qui vont voter jeudi prochain à Zurich. A ce petit jeu là, le prince Ali est sorti vainqueur: «Il a rendu visite au plus grand nombre de pays et il avait un budget de campagne quasi illimité», résume le journal batave. Et de souligner que, parce qu'il est depuis 2011 au comité exécutif de la Fifa (sorte de gouvernement du foot mondial), le Jordanien «dispose de meilleurs contacts». C'est donc lui qui aura la lourde mission d'empêcher la réelection de Sepp Blatter pour un cinquième mandat.