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Ligue 1: C’est quoi, ce «petit pas» qu’il manque encore au PSG pour réussir en Europe?

Ligue 1: C’est quoi, ce «petit pas» qu’il manque encore au PSG pour réussir en Europe?

FOOTBALLParis domine la France, mais pas encore l’Europe…
Bertrand Volpilhac

B.V.

Cette fois, c’est bon, on a compris. Champion de France pour la troisième fois et en passe de réaliser un triplé inédit, le PSG a largement prouvé qu’il dominait son pays. Le problème, c’est que le projet qatari a toujours été tourné vers une victoire en Ligue des champions et que pour l’instant, Paris n’a pas dépassé les quarts de finale. «Cette année nous a donné des réflexions à avoir pour faire ce petit pas qui nous permettra d'aller plus loin en Europe», expliquait Laurent Blanc après l’officialisation du titre à Montpellier. Alors, qu’est-ce qu’il manque à Paris pour encore grandir?

Un ou deux très grands joueurs

C’est une réflexion qui a forcément traversé la tête de tous les supporters parisiens quand Luis Suarez a terminé son festival au Parc des Princes en quart de finale de la Ligue des champions: les grands joueurs font les grands matchs. Et malgré la bonne fin de saison d’Edinson Cavani, la présence d’un Zlatan toujours Zlatan, Paris a besoin de recruter au mercato un ou deux grands joueurs qui peuvent tout changer en un éclair. Et qui ont l’habitude de le faire. «Il ne nous faut pas six, sept joueurs, expliquait Laurent Blanc début mai. On va avoir besoin de recruter dans la qualité et dans l'expérience de la Ligue des Champions.» En attaque particulièrement, plutôt un ailier (Di Maria, Reus, De Bruyne?). Mais pourquoi pas aussi au milieu (Pogba ?) ou un gardien de but (Lloris?). Reste que Paris, fair-play Financier oblige, n’a pas un budget illimité…

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Une meilleure gestion physique

Difficile d’oublier la «boucherie de Caen», ce jour où Paris a perdu sur blessure en l’espace d’une rencontre quatre joueurs importants. Ce n’est qu’un exemple dans l’année cauchemardesque qu’ont connu tour à tour les cadres parisiens (Silva, Luiz, Motta, Ibrahimovic, Lucas), trop souvent blessés. Et si le PSG n’a jamais semblé au niveau face au Barcelone en quarts, c’est aussi parce qu’il était décimé. Dès février, certains joueurs – notamment ceux qui ont joué dans des grands clubs étrangers – pointaient du doigt le manque d’exercices physiques à l’entraînement et ont la sensation de ne pas assez travailler. Conscient de ne pas avoir été à 100% au moment clé, Laurent Blanc se satisfaisait lui du stage à Marrakech, début janvier, qui avait relancé son équipe. «Pour être bon techniquement, il faut être au top physiquement. Ce stage avait été fédérateur avec un travail physique important […]. On essaiera de faire mieux l'année prochaine, voir ce qui peut être amélioré.»

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Un peu de chance au tirage

Si la légende urbaine veut que Paris soit toujours chanceux aux tirages au sort, il faut croire que ça ne vaut que pour la Coupe de France. En Ligue des champions, le PSG aurait pu avoir un parcours plus aisé que Chelsea en huitièmes et Barcelone (futur finaliste) en quarts. «Je pense qu’en Ligue des Champions, il faut avoir beaucoup d’atouts pour être dans les quatre derniers, souligne Blanc. Avoir de la chance au tirage et être conscient qu’en ce moment, il y a au moins trois équipes qui sont assurées d’être en demi-finale (ndr: le Real, le Barça et le Bayern). C’était la Juventus cette année, l’Atlético la saison dernière, Dortmund il y a deux ans... On peut y arriver, mais cela ne fait qu’une place sur quatre.»

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Une année d’expérience en plus

La Ligue des champions se donne rarement à un jeune prétendant. Pour la dompter, il faut du temps, beaucoup de temps. Demandez plutôt à Manchester City, qui n’a jamais fait mieux que huitièmes de finale malgré leurs moyens quasi illimités depuis l’arrivée en 2008 d’investisseurs des émirats. «Il faut être patient en Ligue des champions, créer une grosse identité, un gros club, cela prend du temps, justifiait Laurent Blanc après l’élimination face à Barcelone. Paris y arrivera. Si vous êtes suiveur de Barcelone, vous savez la patience qu'il faut avoir pour gagner la Ligue des champions, combien de temps a mis le Barça pour en gagner une...» Et si le PSG n’a pas réussi à franchir les quarts de finale, il a malgré tout passé un cap en éliminant pour la première fois un «gros» d’Europe, Chelsea. Avec une année d’expérience en plus, Paris connait déjà son objectif pour la saison prochaine.

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