Ligue des champions: Le PSG est-il vraiment toujours favorisé au tirage?
FOOTBALL – Avant le tirage au sort des 8es de finale de C1 lundi…Julien Laloye
«Le tirage au sort des 8es de finale de la Ligue des champions? Je n’irai pas. Peut-être que je regarderai à la télé, on verra» Laurent Blanc n’est pas au PSG depuis longtemps, mais il a visiblement déjà été mis au parfum. L’entraîneur parisien sait qu’il n’a pas besoin d’être surplace pour savoir que son club tombera sur l’adversaire le plus abordable du plateau. Prenons le Zenith Saint-Petersbourg, qualifié ric-rac avec 6 point dans un groupe d’une faiblesse insigne. Les matheux ne donnent que 10,26% de chances pour que pareil cas de figure se produise. C’est peu et c’est beaucoup à la fois pour un club capable de gagner une Coupe de France en ne jouant que des CFA sur son passage (2004) ou de tirer Quevilly à une marche du Stade de France (2010).
En résumé, l’idée que si le PSG voulait truquer les tirages il n’aurait pas autant de chance reste la mieux partagée de la France du foot. Une réputation qui horripile Michel Kollar, l’historien du club parisien. «A force d’entendre ça, j’ai fini par mener ma petite enquête. Et ce que j’ai vu, c’est surtout que Paris perd beaucoup moins que les autres contre les petits clubs. Du coup, il va plus loin que les autre gros et multiplie ses chances de rencontrer d’autres clubs de division inférieur.»
«C’est une légende»
Pour parler chiffre, ca donne ça: depuis 2000 en Coupe de France, Paris a joué 40% de ses matchs contre un club de L1. C’est moins que Marseille (55%), certes, sauf que Paris ne perd jamais contre plus petit que lui, ce qui fait toute la différence: Une seule défaite en 34 tentatives. D'où la perception de tirages cadeaux à chaque fois, quand l'OM, ne compte plus les humiliations chez les petits.
Le cliché colle aussi à la peau des Parisiens en Coupe d’Europe depuis que le PSG a «écrasé » le Rapid de Vienne pour remporter la Coupes des Coupes en 96. Et il n’a pas été mis à mal par les deux derniers tirages: Zagreb et Kiev l’an passé, Olympiakos et Anderlecht cette année, pendant que l’OM se coltinait le groupe de la mort. «Même chose, c’est une légende, tranche Kollar. En 96, avant de jouer Vienne, le PSG sort le Parme de Stoitchkov et le Deportivo de Bebeto. Et si on prend les tirages d’Europa Ligue dans les années 2000, on trouve Schalke, Dortmund, Seville, ou Bibao l’année de sa finale. C’est à chaque fois très dur.»
Et pour lundi? Une seule consigne, «éviter Milan, qui n’a jamais porté chance au PSG. Je sens bien City.» Toujours selon les maths, c’est le tirage le plus probable pour Paris, à égalité avec Schalke, Arsenal où Leverkusen. Ce qui fait grosso modo une chance sur deux de bien tomber. Et un peu près autant que la légende continue.


















